‹ Histoire de quatre ans, 1870-1873 (volume 4)Chapitre 10 sur 22 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Le siège de Paris.

Les sorties opérées par les défenseurs de Paris pendant le mois d'octobre n'avaient été que des affaires de détail; elles avaient surtout pour but d'aguerrir les soldats et de les préparer à une grande attaque faite en vue de percer le cercle d'investissement. Pour se promettre la réussite d'une semblable opération, il fallait pouvoir mettre en ligne de grandes masses, aussi le G** Trochu règle- t-il la distribution définitive de ses troupes après le 31 octobre. Le 8 novembre, la totalité des forces militaires renfermées dans Paris sous le commandement supérieur- du G»^ Trochu a été répartie en trois armées : la 1" sous les ordres du G** Clément Thomas se compose des 266 bataillons de la garde nationale sédentaire; la 2* sous les ordres du G** Ducrot, destinée à la grande attaque que l'on médite pour s'ouvrir un passage au dehors, a été formée des meilleures troupes, soit des 13* et 14® corps, auxquels on a joint tous les fragments de corps organisés dans Paris depuis le début du siège et les bataillons de mobiles considérés conmie les meil-

leurs. Ces divers éléments ont été répartis à nouveau en trois corps d*armée, à trois divisions chacun, le !•' sous le^ ordures du G** Blanchard ^ le 2* sous ceux du 6»* Renault, le 3* du G** d'Exea. La 3* armée sous les ordres du G** Vinoy, forte de six divisions conservées isolées, est presque exclusivement formée de garde nationale mobile.

Les généx^aux Trochu et Ducrot devaient diriger leur grande attaque du côté de la presqu'île de Gennevilliers, pour se mettre en communication avec le dehors et se ravitailler par la basse Seine. Ils avaient étudié un plan dans cette donnée, fait construire des ponts de bateaux, disposé des batteries fixes pour commander le cours de la Seine (1); ils étaient sur le point dépasser à Taction, lorsque le 14 novembre arriva la nouvelle de la bataille de Coulmiers et de la reprise d'Orléans par l'armée de la Loire. L'annonce de ces succès produisit à Paris un effet immense, on ne put songer désormais qu'à rejoindre Tarmée de la Loire, que tout le monde voyait s'avancer d'Orléans, pour faire lever le siège de Paris (2). Les généraux Trochu et Ducrot, forcés de renoncer à leur premier projet, se mirent le plus rapidement possible en mesure d'effectuer leur grande sortie sur la Marne dans une direction à pouvoir donner la main à l'armée de la Loire. Ils construisirent de nouvelles batteries fixes de ce côté, destinées à soutenir l'effort des

(1) G** Ducrot, la défense de Party, tome II, p. SI. G'^ Trochu, Une page d* histoire contemporaine^ p. 93.

(2) G"* Trochu, Enquête parlem. , tome I, p. 315.

troupes, et ils occupèreot le plateau d'Avron qui commande le cours de la Marne.

Des coteaux où sont situés les redoutes de la Faisanderie et de Gravelle, on domine la Marne, et par déjà une plaine basse qui s'étend jusqu'à Champigny. Les Français commandaient donc de face la plaine de Champigny ; en môme temps ils occupaient sur un de ses flancs la presqu'île de Saint^Maur, et sur l'autre le fort de Nogent et le plateau d'Avron. Ils pouvaient de la sorte diriger une telle masse de feux croisés sur la plaine, qu'il serait impossible à l'ennemi de s'y maintenir pour disputer le passage de la rivière. Aussi est-ce sur ce point que les généraux résolurent de franchir la Marne dans l'intention, après avoir rompu les lignes ennemies en enlevant les villages de Champigny et de Bry en première ligne, de Noisy-le-Grand, Villiers, Cœuilly en secondeligne, d'atteindre Lagny et de se porter à la rencontre de l'armée de la Loire du côté de Fontainebleau.

Le 28 novembre au soir les trois corps de la 2* armée bivouaquent dans le bois de Vincennes et derrière le fort de Nogent; ils doivent traverser la Marne la nuit même. Les ingénieurs Krantz etDucros avaient été chargés de placer une série de ponts de bateaux. Pour dérober le secret des opérations à Tennemi, les ponts avaient été tenus en arrière. La nuit venue, ils sortiront du canal de Saint- Maur, remorqués pat des bateaux à vapeur, et remonteront la Marne, pour venir se flxer sous le fort de la Faisanderie, aux points du rivage où des rampes d'accès ont

été préparées. A onze heures du soir les pouts débouchent du canal de SainIrMaur, mais une crue subite s'est produite dans la Marne, et, sous le pont de Joinville, un courant violent arrête la flottille. En insistant, on fait couler les premiers pontons attachés aux remorqueurs (1). n faut revenir, refaire les convois. On met plus d'intervalle entre les pontons, on charge les soupapes, on force la vapeur et on parvient à passer. Toutefois la nuit s*est avancée et il sera maintenant impossible de placer les ponts en temps voulu pour que Tarmée puisse franchir la Marne assez matin (2). Les ingénieurs courent informer de ce contre-temps le G** Ducrot qui se rend aussitôt auprès du G'* Trochu au fort de Rosny pour tenir conseil. Après examen, il fut reconnu que, quelque préjudiciable à l'entreprise que dût être tout retard pouvant permettre à l'ennemi de prendre éveil, on était cependant obligé de renvoyer à la nuit suivante le passage de la Marne (3). On avait combiné, pour tromper Tennemi, un certain nombre de feintes et d'affaires secondaires venant s'ajouter à l'attaque principale sur la Marne. On pensa qu'il convenait de les laisser exécuter au moins en partie, on détournerait ainsi, autant que possible, l'attention de l'ennemi de la grande agglomération d'hommeà, opérée dans le bois de Vin-

(1) Rapport de M. Krantz.C^ Ducrot, la défense de Paris, t. II, p. 387.

(2) Rapport de M, Kranlz, G'* Ducrot, la défense de Paris, t. II, p. 387. '

(3) G'* Ducrot, la défense de Paris, tome II, p. 161.

cennes (1). Le 29 dans la matinée une pointe vigoureuse était faite sur THay par des troupes de la 3' armée sorties des Hautes-Bruyères ; mais le village était fortement retranché et occupé par les Prussiens, et les assaillants repoussés durent se replier avec perte. En même temps des fusiliers-marins soutenus par des gardes nationaux parisiens mobilisés, enlevaient la Gare-aux-Bœufs en avant de Choisy et, après l'avoir gardée quelques heures, revenaient sans être inquiétés.

Dans la nuit du 29 au 30 novembre les préparatifs sont enfin terminés et les 1" et 2® corps de la 2* armée franchissent la Marne sur sept ponts en avant des forts de Nogent et de la Faisanderie. Les Français s'avancent sous la protection de toutes leurs batteries qui tirent à l'extrême portée par-dessus les têtes des colonnes, ils ne rencontrent d'abord presque aucune résistance, traversent la plaine de Champigny et abordent les pentes. A 10 heures, ils ont enlevé Bry, Champigny et Tespace intermédiaire, et doivent maintenant attaquer Villiers et Cœuilly. Mais si les Allemands n'avaient occupé que faiblement les premiers villages situés trop près des forts de Paris, ils avaient en seconde ligne accumulé les obstacles. Face à Bry, le mur du parc de Villiers donne vin front de 400 mètres, il a été crénelé, renforcé de levées de terre, soutenu de redoutes et d*épaulements pour l'artillerie, flanqué d'abatis. Le parc de Villiers est ainsi devenu

(I) G'* Ducrot, la défense de PanSj toina II, p. 102.

un ouvrage redoutable. Le château et le parc do Cœuilly situés par-devant de grands bois, sur un mamelon, en face de Champiçny, ont été de môme soigneusement fortifiés. A trois. reprises, les Français s'élancent pour aborder Villiers et Cœuilly et chaque fois, arrivés à découvert, sous le feu des positions retranchées derrière lesquelles se tient l'ennemi, ils sont contraints d'abandonner l'attaque. On essaye d'ouvrir une brèche à Villiers, le mur du parc est situé un peu en contre-bas d'un pli de terrain, l'artillerie, pour le découvrir et tirer sur lui avec effet, doit tellement se rapprocher que le feu des défenseurs lui rend la position intenable (1). Les Allemands avaient à plusieurs reprises profité des mouvements de recul des Français pour passer eux-mêmes à Toffensive et tenter de reprendre Bry et Champigny ; ils avaient été à leur tour repoussés et ramenés. Pendant que les 1" et 2* corps attaquaient' directement Villiers et Cœuilly, le 3* traversant la Marne à Bry et Neuilly , au-dessous du plateau d'Avron, devait enlever Noisy-le-Grand, pour passer entre lui et Villiers. et prendre à revers ce dernier village. Cette partie de l'opération avait complétement manqué. La pose des ponts en arrière de Bry s'opéra sous le feu de l'ennemi et éprouva des retards (2). Puis, lorsqu'il fallut traverser la rivière, le G** d'Exea vit à plusieurs reprises l'ennemi réapparaître, dans ses retours ofiensifs, sur les hauteurs qui

(1) G'* Ducrot, In défense de Paris ^ tome II, p. 232.

(2) La Roncière le Noury, la marine au siège de Paris ^ p. 199. G*^ Ducrot, ta défeme de Paris ^ tome II, p. 238.

commandaient le débouché des ponts. Il n'osa pas risquer le passage dans ces conditions et resta inactif pendant que les deux autres corps combattaient (1). A 2 heures seulement, une des divisions du 3* corps sous les ordres du G** de Bellemarre franchit la Marne. Au lieu de se diriger sur Noisy, pour prendre à revers la position de Villiers, selon les instructions du G** Ducrot, le G** de Bellemarre, se portant sur le terrain où il voyait le combat, vint donner directement sur Villiers. Cette nouvelle tentative, quoique soutenue par Je G** Ducrot avec des troupes du 2* corps, demeura aussi infructueuse que les précédentes (2). Pour seconder le grand effort fait sur le plateau de Villiers-Gliampigny, deux diversions avaient été ménagées, l'une en face de Çréteil, entre la Seine et la Marne, l'autre du côté de Saint-Denis. Le G*^ Susbielle avec une division, partant de Créteil, 8*était élancé sur Mont-Mesly et l'avait enlevé aux Prussiens. Le général, s'il réussissait à s'avancer suffisamment, devait se rabattre sur Ormesson pour chercher vers Ghennevières à prendre à revers les forces ennemies opposées à la 2° armée; mais il n'avait pu dépasser Mont-Mesly ; un retour vigoureux de l'ennemi l'avait même contraint à Tabandonner, et il était revenu occuper ses premières positions à Créteil après avoir subi de grandes pertes. Les opérations entreprises dans la direction de Saint-Denis, sur Épinay et en avant d'Aubervilliers n'étaient que des feintes, desli-

(1) A. Ballue, Us zouaves à Paris pendant le siége^ p. 80.

(2) G'* Ducrot, la défense de Paris, tome II, p. 264.

nées à inquiéter l'ennemi pour Terapêchep d'envoyer des renforts sur la Marne. A 2 heures de Taprès-midi, des colonnes formées de marins, de troupes de ligne et de mobiles sortaient de Saint-Denis, s'élançaient sur Epinay et s'en emparaient. Le village ne devait pas être gardé et les Français rentraient à Saint-Denis sans être inquiétés (1).

La sortie décisive que Ton préparait dans Paris depuis le début du siège pour rompre le cercle d'investissement s'était effectuée dans la journée du 30 novembre, et elle avait échoué. Sur tous les points où ils avaient opéré des attaques secondaires, les défenseurs de Paris avaient été ramenés ou s'étaient repliés d'eux-mêmes ; seule la 2* armée se maintenait au-delà de la Marne sur un terrain conquis à l'ennemi, mais en face d'elle Villiers et Cœuilly lui opposaient des obstacles infranchissables. Gomment en effet, maintenant que les Allemands, informés du véritable objectif de l'armée sortie de Paris, allaient faire affluer les renforts sur le point menacé, pouvait-on se promjBttre d'attaquer avec succès des positions qu'on n'avait pu enlever lorsqu'elles n'étaient encore défendues que par des forces peu nombreuses? Aussi, le 1" décembre, la 2* armée ne faisait-elle aucun effort pour se reporter en avant. Elle demeurait au contraire immobile sur le champ de bataille de la veille et s'y établissait pour recevoir à son tour le choc de l'ennemi. Bry et Champigny étaient barricadés, les mai-

(1) Amiral La Roncière le Noury, la marine au siège de PariSt p. 203.

sons crénelées, sur le terrain découvert entre les deux villages, on élevait des retranchements et des épaulements de batteries. L'ennemi restait lui-même sur la défensive et dans la journée on concluait un armistice de quelques heures pour enlever les blessés et enterrer les morts. Les Allemands faisaient pendant ce temps arriver des renforts. Ils n'avaient eu d'engagés dans la journée du 30 novembre que la XXIV® division du XIP corps (saxon) et deux brigades de la division wurtembergeoise, ils grossissent ces forces de fractions nouvelles du XII® corps, de la troisième brigade wurtembergeoise et du II® corps prussien.

L'assiégeant occupe une position embrassante ; il entoure l'assiégé et peut ainsi l'attaquer facilementpar ses ailes s'il cherche à percer. Les Allemands se prévalent de cet avantage, ils se jettent, le 2 décembre, à l'aube du jour, sur Bry et Champigny aux extrémités opposées de la ligne française. Les Français se laissèrent aux deux points absolument surprendre. L'ennemi s'avance dans Champigny, enlève une partie du village, fait plusieurs centaines de prisonniers; les Français reculent en désordre, la panique se communique sur les derrières, les convois et les équipages s'enfuient vers les ponts de la Marne (1). Il n'y avait dans la 2® armée que deux régiments d'ancienne formation, le 35" et le 42®, qui se distinguaient en toute occasion par leur solidité . Ils se trouvaient précisément du côté de Champigny, et, grâce à eux, on put, la prc-

(1) G'i Diicrot, la défense de Paris, tome III, p. 5.

mière surprise passée, organiser la défense et arrêter Tennemi. Les Allemands, après être entrés à Taile oppoèée dans le village de Bry, furent d'abord contenus, puis finirent par être complètement repoussés. Ils s'étaient en même temps déployés à découvert entre Bry et Champigny, mais le feu terrible auquel ils se trouvère-nt exposés non-seulement de la part de l'artillerie de la 2^ armée, mais encore des grosses pièces des forts et des batteries fixes gui, sur les positions rapprochées où ils s'étaient avancés, les atteignaient en plein, leur fit subir de grandes pertes et ils durent rentrer dans leurs lignes. Le soir venu, les deux armées restaient en face Tune de l'autre dans la situation de la veille, sauf à Champigny, où les Allemands se maintenaient dans la partie nord du village. La journée du 2 décembre était donc à l'avantage des Français qui, combattant sur la défensive, étaient restés maîtres du champ de bataille ; mais c'était une victoire stérile qui achevait d'épuiser le vainqueur. Les officiers s'étaient prodigués dans les deux jours de bataille pour entraîner les troupes (1), 429 étaient hors de combat, parmi lesquels 34 (2) officiers supérieurs depuis le grade de chef de bataillon. Le G'^ Ladreît de la Charrière était au nombre des morts, le G*^ Renault du 2®corps, le commandant des éclaireurs'à cheval de la Seine, Franchetti, devaient succomber à leurs blessures. Dans les régiments de marche dont se composait la plus grande partie de la

(1) Loids JézierBki, Combats et batailles du stégfe^ p. 293.

(2) G*^ Ducrot, la défeme de Paris, tome III, p. 99.

2* armée, la pénurie de sujets après Sedan n'avait pas permis de porter les cadres d'officiers au complet, dans les bataillons de mobiles, les véritables officiers connaissant leur métier étaient en très -petit nombre, les fortes pertes subies laissaient ,donc les cadres et le commandement désorganisés. Les troupes étaient épuisées par deux journées de . combat suivies de bivouacs en plein air par un froid terrible, sans abris ni couvertures, car, pour s'alléger en vue de marches rapides, au cas où on filt parvenu à percer, on n'avait emporté ni tentes ni bagages. Enfin, si, dans la bataille du 2 décembre, on avait repoussé l'ennemi, on ne s'était cependant pas senti un seul instant assez forts pour se reporter sur Villiers et Cœuilly qui restaient inexpugnables. Tout espoir était ainsi perdu de forcer de ce côté le cercle d'investissement et, en persistant à se maintenir sur ses positions, on s'exposait à voir l'ennemi revenir avec des forces encore accrues et à être jetés dans la rivière qu'on avait à dos. Tout commandait donc de repasser la Marne pour revenir sous Paris, aussi le 2 décembre au soir le G** Ducrot donnait-il des ordres en conséquence. Le 3 décembre on faisait d'abord partir les convois et l'artillerie de position, puis les troupes se repliaient elles-mêmes successivement sans être inquiétées. Les Français avaient pe^du^ dans cette série de combats, en tués, blesséjs ou restés prisonniers, 12,085 hommes, et les Allemands 6,172. Pendant les deux batailles, le G** Ducrot s'était sans cesse porté au premier rang, donnant à tous l'exemple de Tardeur et du Courage; mais comme il rentrait sur

un insuccès après avoir dit, dans une proclamation, qu'il ne reviendrait que « mort ou victorieux », il fut désormais en butte aux sarcasmes des habitants de Paris.

L'armée avait repassé la Marne sous llmpression décourageante de son infériorité, lorsque le 5 décembre le3 nouvelles du dehors venaient ruiner par ailleurs presque toutes ses espérances. Le gouverneur de Paris avait reçu la lettre suivante du G'* de Moltke : « Il pourrait être utile d'informer Votre Ex- -<« cellence que Tarmée de la Loire a été défaite hier « près d'Orléans, et que cette ville est réoccupée par « les troupes allemandes. Si toutefois Votre Excellence « juge à propos de s'en convaincre par un de ses offltt ciers, je ne manquerai pas de le munir d'un sauf- « conduit pour aller et venir. » Le G*' Trochu répondit au 6'^ de Moltke qu'il ne croyait pas devoir accueillir son offi-e, et le gouvernement, en rendant publiques les deux lettres, ajoutait, sous forme de proclamation : « Cette nouvelle, qui nous vient par l'ennemi, en « la supposant exacte, ne nous ôte pas le droit de « compter sur le dévouement de la France accourant <i à notre. secours. Elle ne change rien à notre résolua tion ni à notre devoir. Un seul mot les résume : «.combattre !» La population était restée incrédule ou indifférente (1) à l'annonce de, la reprise d'Orléans, et sa résolution de poursuivre la résistance sans faiblir, quelle que put être la situation au dehors, se trou- Ci) Adolpho Michel, le siège de Part'/i, p. 305. Francis Wey, Chroniqu'i du siège de Paris j p. 253.

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