‹ Histoire de Robespierre (volume 2)Chapitre 155 sur 314 · LIVRE VIII. DEMENTI DE PAMS A BARBAROUX · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. DEMENTI DE PAMS A BARBAROUX

de lui, et exercer la dictature en son nom? En vérité, il faut oublié toutes ces choses, dites en face de tout un peuple et conées par la presse, pour ajouter foi un moment aux mensonges de oux! Est-ce que, par hasard, dans Tintimité, Robespierre aurait un autre langage, lui, Thomme à la rude franchise, aux convied'airain? Il en était incapable. Et quand, le 20 juillet, s/épandaos le sein d*un de ses plus fidèles amis, d*un de ses plus chers ents, il écrivait à Coutlion cette lettre que nous avons citée tout , ne manifestait-il pas surtout la crainte que la Révolution ne âtdaus quelque despotisme dictatorial? Voilà donc, de ce côté, >ux bien et dûment convaincu d'imposture, te le propos attribué à Panis. Eh bien! le 25 septembre 1792, e Convention, Barbaroux reçut, sans le relever, le plus sandémenti; et ces paroles de Panis : c Je ne sais ce que je dois le plus ou de la lâcheté, ou de l'invraisemblance, ou de la de sa délation, > (1) ne lui arrachèrent pas un mot de réponse. Panis alla plus loin. La participation très-active prise par lui aux Dts du mois d*août Tavait mis en rapport avec les chefs des iillais, il les adjura de déclarer si jamais il leur avait parlé soit ture, soit de Robespierre ; et certes, dit-il, a si» j'avais conçu jet qu'on nous attribue, ce n'est pas à Barbaroux seul que j'en parié (2). » Aucun des chefs marseillais n*appuya la dénondu député girondin, et, sur ce point enccx'e, il demeure coude mensonge.

bit, du reste, une nouvelle tactique de la part de Brissot et de

«nis d'accuser Robespierre de chercher à usurper le pouvoir

al. Les Girondins, on s'en souvient, avaient essayé de le dépo-

r en le dénonçant comme membre du comité autrichien, en

t qu'il avait assisté à des conférences chez la princesse de

Be; mais ces grossières inventions n'avaient pas tenu devant le

Q public. C'est pourquoi, changeant de batterie, ils l'accuseront,

une nation jalouse de cette liberté à la conquête de laquelle il

tant contribué, d'aspirer à la dictature, et nous verrons avec quel

Wenial ils travailleront à propager c^te nouvelle calomnie. Rap-

t singulier! quand les Thermidoriens voudront tuer Robes-

ils l'accuseront aussi de royalisme, de tendances dictatoriales,

iOQS montrerons à quels procéda indignes, ils seront obligés de re-

Wj^ Moniteur, rédigé slors dans un sens tout girondin, a eu soin de passer sous ™«8 mots que prononça Panis avant de demander à Barbaroux où étaient ses |^« et Ms témoins. Voyez Lettres de M.Bobespierrtiàêes eommeUaiw, numéro l,p 47. " rez le Moniteur du 27 septembre 1792.

courir, comme les Girondins, pour propager ces idées dans les et briser une popularité qui avait résisté à tant d'assauts.

Cependant, de minute en minute, la situation empirait; Yii tience populaire s'accroissait des résistances que semblait apport»! Corps législatif à donner satisfaction à Topinion publique. Le 3 ao( Pétion, à la tête d'une députation de la commune, paraissait à barre de TAssemblée, et demandait, au nom du peuple, la déchéai du roi. Sans tenir compte de ce vœuj l'Assemblée annulait, le lend main, la délibération par laquelle la section Mauconseil s'était déda déliée du serment d'obéissance. Mais, presque en même temps, se sentait une députation de la section des Gravilliers chargée de réck la mise en état d'accusation de Louis XVI. Les inquiétudes, les col( les méfiances étaient encore augmentées par les provocations iac santés des feuilles royalistes qui, autant que les feuilles patriotiqi semblaient avoir hâte d'en finir, celles-ci par l'insurrection, celle par un coup d'État. De Pange et André Chénier, dans le Journal Paris t calomniaient à qui mieux mieux. Le premier prétendait que bespierre avait confié à ses amis combien il lui serait doux de faire* sassiner La Fayette, et il dénonçait comme des malfaiteurs les soie renvoyés de leurs corps depuis le Commencement de la Révolution des officiers de l'ancien régime. A la suite de cette diatribe était ii le manifeste du duc de Brunswick, contre lequel, en revanche, le ]( nal royaliste ne trouvait pas une parole d'indignation. Tout présaj un dénoûment prochain. La cour ne restait pas inactive et préparait i redoutables moyens de défense. Tandis que le château se remplù d'amis dévoués, les fidèles bataillons suisses quittaient leur caseroei Courbevoie pour venir s'installer aux Tuileries.

Les partisans de l'insurrection; de leur côté, ne dissimulaient leurs projets : on délibérait au grand jour, en présence de la nation, vaut la propre expression de Robespierre (1 ). Dans la journée du & < le directoire insurrectionnel des fédérés tint séance au Cadransur le boulevard, chez le restaurateur Bancelin. Parmi les assist on remarquait Simon (de Strasbourg), Westermann, Santerre, Antho^ et Camille Desmoulins. Le soir, sur les huit heures, s'il faut en une relation de Carra, une nouvelle conférence eut lieu dans la prc

(l) Défenseur de la Constitution j numéro 12, p. 571.

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