RATE
: Ares ; — SET — — EX Insula Bberina feu Lictonia Pons, Fibres 2 Cahui hodie S'Bartholomet, ad Orienté Spetans S-Calepodius per Vrhem trathis, in Tiberim degritur À Lio Kbcvma, oucro Licaonta PTonte Fabriuo
L g Elo
Ponte Cesho hoggi diS- Bartolomeo Rguarda 4 Leuarite -S:Calepodto ftrascinatu per Roma du Cauall e gettan nel Teucre
d'A Obs À Obelis
ut ConPad Lai” Banlus ÉPoréous nus Baribce CDomer à Six {7 2
Lopron SS Paru, st Pr Const ir Lors sdb VE HbErous LED JD Conflans 8 S Gio: Latrrone Prés dela sus Chara M de Eu V Vars SearoneSS-Picire 0 Pile paris à Conf fans dal Lepra ps
BASILIQUE DE SAINT-JEAN DE LATRAN ET OBÉLISQUE DE CONSTANTIN II. Gravure de Ald Giovannoli. Fin du xvIt siècle.
PI. 3, page
Jules IT avait un neveu qu’il traita comme un fils, Francesco Maria della Rovere, qui avait pour père le frère du pape, Giovanni, préfet de Rome, duc de Sora, seigneur de Sinigaglia, et pour mère Giovanna, sœur de Guidobaldo di Montefeltro, duc d’Urbino (la préfète). C'était encore, au moment de l’avènement de Jules II, presque un enfant, puisqu'il était né le 22 mars 1490. Il vivait en France, auprès de Louis XII, en qualité de page. Le pape l’appela à Rome dès son élection, en lui recommandant de différer son voyage jusqu'à la belle saison ; toutefois, sans attendre son arrivée, il le créa préfet de Rome ; en fait, il l'était de droit depuis la mort de son père Giovanni, en 1501; le pape accorda même la préfecture à sa descendance directe jusqu’à la troisième génération 1, Le peuple le surnomma aussitôt le « Prefettino ». Comme presque tous les membres de sa famille, Francesco Maria était irascible, orgueilleux et vindicatif ? ; sa sœur Costanza, successivement veuve de Venanzo di Giulio Varano, que César Borgia fit étrangler en 1502, et de Galeazzo Riario, seigneur d’Imola #, ayant eu un enfant d’un Véronais nommé Giovanni Andrea Bravo, il l’attira chez lui et le fit poignarder (novembre 1507) ; il avait alors dix-sept ans 5.
Il parvint à Rome sous la conduite du duc d’Urbino le 23 décembre 15035, mais son entrée solennelle n’eut lieu que le 4 janvier suivant *. En tête du cortège s’avançaient vingt serviteurs du duc, vêtus de soie striée de bandes de diverses couleurs ; le préfet était entouré de quatre pages couverts de velours et de brocart et de huit gentilshommes; Roberto, prince de Salerne #, et l'archevêque de Raguse ? marchaient à sa droite et à sa gauche. Mais ce luxe cachait de la gêne ; Francesco avait dû acheter à crédit tous ces beaux vêtements quand il avait passé par Gênes1?. Les Romains, qui ne s'en doutaient pas, s’'émerveillaient et se réjouissaient qu'il n’eût pas déjà réclamé de l'argent au pape.
Sa mère Giovanna arriva le 18 mars (1504). Comme Jules II, elle était impérieuse et ambitieuse ; elle prétendit s’imposer à lui; mais il ne l’entendait guère ainsi et le lui fit comprendre. Cependant, tous deux travaillèrent d'accord à disposer favorablement envers son neveu le duc d’Urbino; les jours du duc semblaient comptés; quoique jeune (il n’avait que trente-deux ans environ H), la maladie l'avait vieilli P ; il n’avait point d’héritier. Ce fut une proie facile. Le 24 avril 1504, par un acte signé dans la
1. Gio. BATT. LEon1, Vita di Francesco Maria della Rovere, duca d'Urbino, Venise, 1605.— MAMMARELLI, Discorsi militari dell’ Exc. Sig. Fr. Marwa della Rovere…, Ferrare, 1583. — LiTrA, Lam. celebri, vol. X, tav. IV. Famille des Della Rovere,
2. On pense voir son portrait jeune dans deux des fresques de Raphaël au Vatican, l’École d'Athènes et la Messe de Bolsène. L'identification est incertaine. Titien a peint son portrait dans l’âge mûr. Voir GRUYER, Raphaël, vol. I, p. 230,