À. Luzio, Isabella, p
3. Il était situé sur le Corso, actuellement palais Doria Pamñli.
5. Plusieurs « curiaux » qui avaient accompagné le pape eurent de violentes attaques de fièvre, dont quelques-uns pensèrent mourir. SANUTO, vol. XII, col. 441.
6. La période juillet-août avait été fatale, au siècle précédent,
4. Filippo Beroaldo devint bibliothécaire de la Vaticaneen 1516. Il était Bolonais. Né en 1472. Mort en 1518. Il fréquenta chez Imperia. MazzuccHELLi, Scritt. Ital., vol. II, p. 2, p. 1017.
à six papes consécutivement.
7. Il avait été nommé cardinal à dix-sept ans. Ilmouruten1521, âgé de soixante et un ans.
oncle’, Dans la ville, le bas peuple s’agitait ; le bruit courait que les Orsini aideraient à un soulèvement avec l'appui de l’ambassadeur français ; l'ambassadeur d’Espagne, pour lui faire pièce, appelait à la rescousse les Colonna ; les anciennes luttes entre les deux grandes familles semblaient sur le point de renaître. Les palais s’emplissaient d'hommes armés, devenaient autant de forteresses ; les portes du Vatican furent murées. On volait, on pillait, on assassinait. Les deux jours suivants, la santé du pape empira ; il ne voulait rien manger et allait s’affaiblissant. Le désordre fut à son comble ; la foule pénétra dans le palais et jusqu’à la chambre où le pape agonisait, ne parlant déjà plus, ne voyant plus. Les tribunaux furent fermés ; le barigel, sur qui généralement le peuple se vengeait de toutes ses rancunes, se réfugia au château Saint-Ange ; le gouverneur de la ville, au Vatican. On eût dit que l’interrègne avait commencé. Les cardinaux assemblés donnaient des ordres à Paris de Grassi en vue des funérailles du pape, voire même du conclave. Le cardinal Isvaglies se mit en route pour Rome, malgré la chaleur intense qui régnait, et en mourut ?. Des courriers partaient dans toutes les directions porter la nouvelle de la mort du pape.
L’attitude du peuple romain devint menaçante ; une fois encore, il parut sur le point de se révolter contre la domination papale ?. La misère qui était résultée des longues absences de Jules II, son penchant pour les entreprises belliqueuses dont chacun pâtissait, son autoritarisme, ses procédés violents et souvent hautains n'avaient pas été sans provoquer des animosités que fortifiait l'espérance toujours déçue, mais sans cesse renaissante, qu'un nouveau règne amènerait une ère de bonheur. Le jeune Pompeo Colonna crut pouvoir profiter de ces dispositions *. Fier de ses origines, capitaine habile, il avait pris part à de nombreuses rencontres, à Canosa, à Cerignola, à la bataille du Garigliano ; il avait sollicité la faveur d’être admis au combat des Sept 5. On l’écarta à cause de son jeune âge. Malgré son humeur guerrière, il avait dû entrer dans les ordres pour ne pas laisser échapper de riches prébendes, et était devenu chanoine, protonotaire et, en 1508, évêque de Rieti. Sept ans plus tard, Léon X devait le nommer cardinal.
Hostile à Jules IT, qu’il trouvait avare de bienfaits envers sa famille et dont l’éloignait sans doute leur similitude de caractère, il s'était constitué le champion des aspirations