Le peuple romain avait de tout temps supporté impatiem
ment le gouvernement sacerdotal ; il en eût été de même au reste de tout autre gouvernement.
Paolo Giovio, bien qu’il fût d'Église, écrit vers ce temps (Histovarium sui Temporis, Bâle, 1578, vol. I, p. 6) les lignes curieuses que voici :
« Romanietenim sive pristini decoris ac antiquae libertatis memores, sive ut sunt natura turbidi atque feroces, sacerdotum impberia, quod Dlerique eorum parum moderate avareque impberitent, aequo animo
ferre non possunt. Propterea quum injuriis aut contumeliis exagitati
fuerint quo minus omni maleficio desaerviant, neque vi, neque
legibus, neque sacrosancti pontificis authoritate deterrentur.….. » 4. Il était né le 12 mai 1470. Son père avait péri en 1482 dans
un combat de rues. P. Giovio a relaté sa vie dansson grandouvrage
Tllus. Virorum Vitae, Pompei Colummae Cardinalis Vita, Florence,
1549, p. 167. — ArpA ConsorrTi, Pompeo Colonna, Rome, 1902. 5. Dont il a été parlé plus haut, p. 65.