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Léon X les lui restitua dès son avènement

5. Officiers et soldats avaient perdu tous leurs bagages et leurs équipages à la GE qu de Ravenne.

to LE PONTIFICAT DE JULES II

çais, tous les exilés seraient rappelés. Les Conseils refusèrent. De son côté, Lang offrit la protection de l’Empire moyennant 40 000 florins. On savait ce que valait cet appui et qu’il ne s’agissait que d’une neutralité précaire ; les Conseils refusèrent aussi ! Pourtant, la République était mal armée pour résister ?; soucieuse surtout de réaliser des économies, elle avait diminué les enrôlements et les armements ; le moment du danger venu, elle n’eut d’autre recours que de se prévaloir de son bon droit auprès du Congrès de Mantoue, moyen désespéré qui laissa fort indifférents ceux qui concertaient sa ruine. Giuliano Médicis, revendiquant les droits de sa famille, fut écouté et l’armée de Ramon de Cardona, qui était arrivée jusqu'à Bologne, fut acheminée vers la Toscane, par les défilés de l’Apennin ; le 28 août 1512, elle était devant Prato, que l’imprévoyance ou l'impuissance des Florentins avaït laissé pratiquement sans défense. Le cardinal de Médicis accompagnait Cardona. Le surlendemain, 30 août 1512, la ville était prise d’assaut et impitoyablement saccagée ; plus de 5 000 habitants périrent ; femmes, enfants, religieux, nonnes, nul ne fut épargné ; pendant plus de quinze jours, les soldats espagnols massacrèrent à cœur joie 5. I1 semble difficile d'admettre que le cardinal de Médicis ait écrit que « cette exécution si cruelle serait une leçon salutaire » 4,

Prato est à une quinzaine de kilomètres de Florence. On conçoit que la nouvelle de ce massacre y ait causé un grand émoi”,.

Cependant, la Seigneurie négociait ; elle s’engagea à donner à l’armée de Cardona, qui manquait de tout, 50 000 ducats, autant à l’empereur et à laisser rentrer les Médicis. Soderini offrit de se retirer le moment venu, mais un groupe de jeunes gens, dont plusieurs étaient liés avec le gonfalonier, le mirent en demeure de quitter la ville sur-le-champ (31 août 1512) ; il fut emmené de force hors de son palais et il alla finir ses jours à Raguse.

Le rer septembre, Giuliano arriva à Florence et, le 14 septembre, le cardinal Médicis y fit une entrée militaire aux cris de « Palle ! »6.

Huit jours après, Jules IT écrivait aux Florentins que, la liberté ayant été rendue à l'Italie, ils devaient profiter de la leur pour chasser « celui qui avait constamment favorisé les Français ». Les Florentins s'étaient déjà exécutés ; ils firent plus ; ils mirent à sa disposition 200 hommes d’armes et de l'artillerie contre le duc de Ferrare, ce dont le pape les remercia par une lettre datée de la villa de Magliana (28 septembre 1512).

La plupart des barons rebelles étaient venus à résipiscence; Roberto Orsini, qui avait reçu une forte allocation de Louis XII, s'était déclaré pour le pape, qui lui accorda, le 23 juillet 1512, l’évêché de Reggio en Calabre ?.

1. SCIPIONE AMMIRATO, liv. XX VIII. — GUICCIARDINI, Liv. XI, $ 3. — Gracomo Narpi, liv. V. — BALAN, vol. VI, p. 70.

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