‹ Histoire de RomeChapitre 39 sur 200 · ForceLLA, vol. XIII, p. 88, b. 114. Texte complété · texte numérisé non relu

ForceLLA, vol. XIII, p. 88, b. 114. Texte complété

ÆDILES F. C, MDXII

5. Collectio Bullarum.…. Sacrosanctæ Basilhcæ Vahcane, vol. II, Rome, 1750, p. 347. Bulle du 20 février 1513. Des chanteurs français et espagnols y composaient la manécanterie ; Jules II en voulait d’italiens. Le pape mourut dans la nuit qui suivit la signature de la bulle ; le rédacteur du Bullaire, p. 351, fait admirer sa force de caractère qui lui permit de signer ainsi un acte quelques heures avant sa mort.

IVLIO II PONT. OPT. MAX. QUOD FINIB. 6. Niggy, Roma moderna, vol. I, p. 322.

DITIONIS S. R. E. PROLATIS ITALIÆ LIBERATA URBEM ROMAM OCCUPATE SIMILIOREM QUAM DIVISE PATEFACTIS

7. CuGNoni, dans Arch. della R. Socielà Romana di Stor. Patria an. II et III (1879-1880). — ARMELLINI, Pp. 502. — FORCELLA, vol. VIII, p. 171.

grino de Modène y peignit à fresque la vie de ce saint !. Le cardinal Oliviero Carafa décora de peintures dues à Filippo (ou Filippino) Lippi une des chapelles de l’église S. Maria sopra Minerva ? ; il fit poser des lambris d’or dans S. Lorenzo fuori de Mura et achever par Bramante le cloître de S. Maria della Pace à.

Tous ces embellissements n'’allaient pas sans beaucoup de destructions. Cela était inévitable. Le xvi® siècle fut une époque désastreuse pour l’ancienne Rome, «la terreur », a dit l’archéologue Lanciani. Les monuments antiques furent détruits plus que jamais ; ils fournirent non seulement des matériaux, mais de la chaux pour les constructions nouvelles ; à côté de chaque ruine il s'élevait des fours ; statues, plaques de marbre, colonnes, inscriptions s’y engouffraient ; on a retrouvé des fours encore pleins de débris qu'une circonstance fortuite a sauvés de la destruction. Combien d’autres de ces restes antiques furent employés, entiers ou rompus, à la construction d’édifices modernes 4! Fra Giacondo, qui précéda Raphaël en qualité de directeur des antiquités, assure qu’il se fit sous ses yeux une terrible consommation de plaques de marbre portant des inscriptions. Un patient archéologue a compté dans Rome plus de sept mille colonnes, fûts ou fragments de colonnes employés dans des constructions 5. Combien aussi s’en allaient au loin ; le dôme d’Orvieto est bâti en partie avec des marbres romains; on en expédiait jusqu’en Angleterre. C'était faire œuvre pie. Le Colisée fut, durant tout le moyen âge et pendant deux siècles encore, une inépuisable carrière ; Albertini rapporte qu’il a vu abattre les arcs de Gratien, de Valentinien, de Paul-Emile, de Fabien. Le Portique de Pompée, l’amphithéâtre Castrense disparurent alors ou à peu près $.

Raphaël rappelle à son tour, dans le rapport qu’il adressa en 1518 à Léon X ?, que, durant les douze années écoulées depuis son arrivée à Rome, il avait assisté à Ja ruine de la porte triomphale des Thermes de Dioclétien, du temple de Cérès au Forum, d’une partie du forum de Nerva et de la basilique de Constantin. La Meta dite de Romulus, cette curieuse pyramide presque aussi haute, disait-on, que le château Saint-Ange, fut en partie rasée pour permettre l’alignement d’une des voies menant à Saint-Pierre. Il était réservé à Léon X d’en achever l’anéantissement $.

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