CESARE PiINzt, Sioria di Viterbo, p
4. SANUTO, vol. VII, col. 63, donne quelques-unes de ces ins-
criptions : Tyrannorum expulsori. — Libertatis assertori. — Justits æ propugnaculo. — Auctori pacis. — Custodi quietis. — Virtuti “ gloriae sancti Pontificis, auctoris pacis libertatisque: — Veni, @idi, Vicr.….
5. Fut-ce Erasme? Voir Epmonr Tuiow. Il est parlé de ce gamphlet à la fin du volume.
6. Luther, qui fut à Rome plus tard, se scandalisait aussi de ce faste. Propos de table. I1 exploita dans un pamphlet fameux, Antithesis Christi et Antechristi (Luthers Werke, t. IX, 1893,
Le cortège mit trois heures pour se rendre de la porte Del Popolo au Vatican.
Jules IT pria longuement sur la tombe des apôtres. Sans doute se donna-t-il de garde d’en recevoir des inspirations d’humilité ! Quel tort en eût reçu l’Église ! Pour mener à bien ses projets, il lui fallait faire preuve de puissance, d’opulence et de volonté, enthousiasmer les cœurs, éblouir et en imposer.
Il ne demandait pas mieux, à dire le vrai. Un peu plus tard, en avril 1507, il fit exécuter pour le Belvédère un vitrail où il était représenté entouré de ses cardinaux et ayant à ses pieds le roi de France prosterné, couvert d’un manteau d’or semé de fleurs de lis, image par laquelle il voulait montrer qu’en domptant Bentivoglio, 1l avait véritablement triomphé de Louis XII. On ne manqua pas de rappeler que, dans le même esprit, Alexandre VI avait fait peindre une fresque sur les murs du château Saint-Ange, dans laquelle Charles VIIT était représenté s’humiliant devant lui.
Cependant, Jules IT avait besoin de la France ; il avait donc accordé au roi la nomination de ses trois candidats ; le 18 décembre 1506, étant encore à Bologne, il s'était résigné à remettre la barrette cardinalice à La Trémoille, archevêque d’Auch ; à René de Prie, évêque de Bayeux ; à Louis d’Amboise, évêque d’Albi 1, malgré les protestations des membres du Sacré Collège qui craignaient d’y voir accroître l'influence française.
À peine le pape avait-il quitté Bologne que la situation s’y était aggravée. Le 3 mai 1507, le peuple, excité par les Marescotti, incendia le palais des Bentivoiflio, dont le pape avait garanti la conservation. Un peu plus tard, il ordonna d’ailleurs que la démo- Htion en fût achevée ; les pierres servirent à construire la citadelle 2. Son représentant, le cardinal Ferreri, faisait détester la domination pontificale ; ses exactions, ses malversations et ses injustices furent telles que Jules II dut le rappeler et le fit incarcérer au château Saint-Ange. Il était accusé en outre d’avoir, avec l’aide du dataire Giovanni Gozzadini ?, falsifié la bulle qui établissait ses pouvoirs. Le procès ne fut pas poussé à fond ; au mois d'octobre 1507, Ferreri sortait du château pour entrer au couvent de S. Onofrio sur le Janicule, où il mourut le 21 juillet 1508 comme il a été dit; le bruit courut qu'il avait été empoisonné. Jules If avait exigé de lui une restitution de 20 000 ducats, qu'il ne put fournir; un avocat consistorial, Angelo Cesi, avança la somme, qui lui fut remboursée en 1513 seulément, au moyen d’une hypothèque sur divers biens et revenus ecclésiastiques f,
RavnaLpus, Annales eccles., t. XI, Lucques, 1755, p. 536 b. — PARIS DE GRASSI,
p. 677 et in fine, éd Weimar), la disparate entre cette entrée fastueuse et celle du Christ à Jérusalem ce même jour des Rameaux,
Voir GREGOROvIUS, trad. ital., in-8°, vol. IV, p. 506.
1, Louis II d’Amboise devint, à l’âge de dix-huit ans, évêque d’Albi à la demande de son oncle Louis 1e d’Amboise (1er juil< let 1503), lequel était évêque d’Albi depuis 1474. Louis II était également neveu du cardinal Georges d’Amboise. Cette famille fournit plusieurs membres à l’épiscopat ; outre Louis Ier, frère de Georges, ses autres frères Jean, Pierre, Jacques furent évêques de Langres, de Poitiers, de Clermont, Louis 1 mourut à Lyon le 1e juillet 1503 ; Louis II à Lorette en 1517. HUGUES pu TEMS, Le Clergé de France, vol. I, Paris, 1774, PP. LXXII, LXXIIL. ——
La tombe de Louis II fut érigée à Lorette en 1553. CIACCONIO donne son épitaphe.