‹ Histoire de RomeChapitre 8 sur 200 · Guido Paolo Ubaldo I (Guidobaldo) di Montefeltro, fils de · texte numérisé non relu

Guido Paolo Ubaldo I (Guidobaldo) di Montefeltro, fils de

3. Il y avait eu une grande discussion pour savoir si le pape et Frederico I et de Battista Sforza, était né en 1472 ou 1470 et avait

les cardinaux monteraient des mules blanches ou des chevaux ;

succédé en 1480 à son père. En 1486, il épousa Elisabetta Gonzaga, Sœur du marquis Francesco, et mourut le 23 avril 1508. Il exerçait les fonctions de capitaine de l’Église. BERNARDINO BALDI, Vita e Faiti di Guidobaldo I di Montefeltro, Milan, 1821. — UcoriNi; Storia dei Conti e Duchi &'Urbino, Florence, 1859, vol. II. — DENNISON, Memoirs of the Dukés of Urbino, Londres, 185r.

Guidobaldo était arrivé à Rome le 20 novembre 1503 ; il passait pour être mal vu du pape ét des Florentins. GiustintAN, vol. Il, P: 303.

2. Ilavait été dépensé plus dé 1 500 ducatsen étoffe blanche (taffetas de Venise) pour en revêtir lepape et sa suite. (Spese Minute.)

les anciéns cardinaux préféraient par prudence, surtout à cause des détonations d’artillerie, des mules, mais les jeunes, qui étaient bons cavaliers et tenaient à le montrer, réclamaient des chevaux ils faisaient remarquer que, dans les anciens textes, il était parlé dé equitare et non de mulare et quela tradition imposait parconséquént des chevaux. On couvrit les mules de caparäçons et l’on décida que les cardinaux les chevaucheraïent. C'est depuis lors qué lé souverain pontife monta, dans les cérémonies, une mule blanche (ALESSANDRO Moron1, Buffonerie vecchie e nuove, Rome, 1882, p. 46).

4. Ilcoûta 1 500 ducats (Arch.Seg. Vat., Ms. 535). Payé d’avancé le 18 novembre.

LES COMMENCEMENTS DU PONTIFICAT ti

au pillage et ne jouèrent un rôle de premier plan, comme au temps de Calixte III, de Pie IT, de Sixte IV, d'Innocent VIII et d'Alexandre VI. Lorsque sa fille, donna Felice, et la « préfète »1 cherchèrent à s’immiscer dans la politique, il les rembarra vivement.

Donna Felice ?, dont la mère s'appelait Lucrezia, était sans conteste sa fille. Les chroniqueurs, les ambassadeurs, les épistoliers contemporains la qualifient sans réticence de fille du pape. Jules II la traita avec une affection paternelle, Dès le 8 février 1504, il envoya des galères à Savone pour la chercher. Les Romains en montrèrent quelque étonnement; malgré les scandales facilement acceptés du règne précédent, ils s’attendaient à plus de réserve, C'était une jeune personne énergique et volontaire comme son père. Se croyant naguère poursuivie par les galères d'Alexandre VI, alors qu’elle se rendait en Provence, elle fut sur le point de se jeter à la mer pour ne pas devenir la prisonnière de l’ennemi de son père.

Jules IT l'avait fait venir pour la marier. Il songea tout d’abord à Marcantonio Colonna qui, guerroyant alors dans le royaume de Naples, préludait à sa belle carrière militaire Ÿ, Il possédait 2 000 ducats de revenus. Maïs le pape aurait voulu que son oncle, le cardinal Giovanni, y ajoutât 3 000 ducats, et l'affaire en resta là *. Jules se mit donc en quête d’un nouveau parti. Il pensa à Roberto Sanseverino, fils d’Antonello et de Costanza da Montefeltro, sœur du duc d’Urbino Guidobaldo (décembre 1504), mais Fabrizio Colonna s’employa de son mieux à faire échouer les négociations 5, il détermina Felice à déclarer qu’elle n’épouserait pas un prince sans État et sans ressources, et son père dut s’incliner devant une volonté plus ferme encore que la sienne (mars 1505).

Alors, il pensa à Giovanni Giordano Orsini, de la branche des Orsini de Bracciano, qui venait de perdre sa femme, Camilla Cecilia d'Aragon, fille naturelle du roi Ferdinando de Naples $. La dot que le pape promettait pour sa fille se composait de 40 000 ducats sur le Mont-de-Piété de Gênes, d’une maison dans cette ville qu'il affirmait valoir 10 000 ducats, de bijoux et d’habillements pour 5 000 ducats et de cadeaux pour 4 000 ducats ?. Cependant, les Génois insinuaient que le pape ne possédait pas de dépôts à Gênes, que sa maison était vieille et en mauvais état et que son élection l'avait ruiné£,

1. Giovanna di Montefeltro, femme de Giovanni della Rovere, préfet de Rome.

2. Litta attribue trois enfants à Jules II, Giulia, Clarice et Felice ; si les deux premières existèrent, elles durent mourir très jeunes; ni les chroniqueurs, ni les historiens ne font mention d’elles.

Domenico ORANO, Pagine critiche, Pescara, 1912, p. 9, parle d’une jeune personne très charmante qui, après avoir été le réconfort des dernières années du cardinal Alain de Coetivy, évêque d’Avignon, mort à Rome en 1474, se fit l’Egérie du cardinal Giuliano della Rovere, devenu à son tour évêque d'Avignon. Coetivy avait dépensé pour elle plusieurs milliers de ducats et l’'emmenait à Rome en secret. Le texte donné par Orano ne paraît pas concluant en ce qui concerne le cardinal Giuliano.

3. Neveu du fameux capitaine Pompeo Colonna ; il avait à cette époque une trentaine d’années. Il était fort beau, et sa vigueur en faisait, dit Cortese, un excellent chef militaire. Il commanda en

chef les troupes pontificales et mourut devant Milan en 1522. Il épousa Lucrezia Gara, parente des Rovere.

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