FIORAVANTI dit 3 000 ducats, p
5. MARIN1, Archiatri, vol. II, app. LXXXII et XC, parle delui, ainsi que PIETRO VALERIANO, De Infelicitate Litteratorum, liv. I, p. 21, et Davip DE Pont dans le De Medico Ebreo, Venise, 1588, p. 70. Il recevait un ducat par semaine (Spese minute di Palazzo,
Archivio di Stato, 1505). Son fils, qui était « grand mathématicien, philosophe, instruit dans les Lettres latines, grecques et juives », trouva une fin misérable dans les environs de Vicovaro.
6. Jusqu'au pontificat d’Innocent VIII, les papes évitaient la Via Recta, entre le Colisée et le Latran, pour ne pas passer devant la statue supposée de la papesse Jeanne.
7. Sur le costume des caporioni, voir MAES, Curiosità Romane, Rome, 1885, p. 11, p. 121. — FORCELLA, Feste e Tornei, Rome, 1885,
au pape; dix haquenées blanches et deux mules richement harnachées de velours et d’or suivaient. Les ambassadeurs et le duc d’Urbino ! venaient ensuite, ainsi que le « Corps du Christ » dans une sorte de « sépulcre » d’or. Les évêques et les archevêques l’accompagnaient, ainsi que les cardinaux vêtus en évêques, en prêtres et en diacres selon leur rang. Ils précédaient et entouraient le pape, habillé de blanc?. Après, venait une « grande foule » de clercs et d'officiers #.
En cours de route, le pape, étant descendu de cheval, monta en litière ; le moment délicat était celui où il mettait pied à terre devant le Latran, car le peuple s’arrogeait le droit de s'emparer de sa litière et se précipitait tumultueusement pour s’en saisir; des bagarres sanglantes avaient lieu jadis, au cours desquelles la vie du nouveau pape fut plus d’une fois mise en danger. Cette fois, le maître de cérémonie, Burchard, fut assez heureux pour éviter les accidents.
Tout alla bien jusqu’au moment où l’on pénétra dans l’église ; là, il y eut une telle presse que, pendant une demi-heure, il fut impossible d'avancer. Les cérémonies se passaient alors rarement sans quelque désordre. Il est vrai qu’un acte important allait s’accomplir ; les prélats vinrent tour à tour s’agenouiller devant le nouveau pontife, lui jurer obéissance et recevoir de sa main, dans leur mitre tendue, les uns deux ducats et deux carlins, les autres la moitié, suivant leur rang dans la hiérarchie. Le pape était assis sur un siège de marbre. On ne lui épargna pas l’épreuve de la Sede stercoraria, bien que, dit l’envoyé vénitien, elle parût bien superflue, étant donné ce que l’on savait de sa vie intime. Le maître de cérémonie brûla par trois fois de l’étoupe en répétant : « Sic transit gloria mundi, Beatissime Pater. »
Un banquet fut servi au Palais du Latran * ; le retour au Vatican eut lieu, tard dans la soirée, à la lueur d'innombrables torches.
FILIOLISME ET NÉPOTISME.
Aussitôt élu, Jules IT songea, selon l’sage, à pourvoir les siens. On aurait critiqué une autre conduite. Toutefois, il y mit plus de discrétion que ses prédécesseurs ; il étendit moins loin ses bienfaits et les modéra ; jamais les parents qu’il favorisa ne mirent l’Église