GRAVURES SATIRIQUES
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De Fæœdere Galloryum cum Venetis. De Cæsare et Venetis. FÉDÉRATION DU COQ GAULOIS, DU LION VÉNITIEN ET DE LA GRENOUILLE ( EFFRONTÉE } A OSÉ AFFRONTER L'AIGLE L’AIGLE D'ALLEMAGNE. QUI LA REJETTE DANS SES MARAIS VASEUX.
De Fortuna Venctorum. De Giulio II P. Max.OrbemChristianumin armaconcitante. LA FORTUNE, LES VEUX BANDÉS, TOURNE LA ROUE ; LE PAPE, CUIRASSÉ MAIS MITRÉ, EXCITE LE ROI DE FRANCE LA PAPAUTÉ TRIOMPHE, VENISE À LE DESSOUS, L'AIGLE PORTANT L'ÉCU FLEURDELISÉ, L'EMPEREUR D'ALLE- D'ALLEMAGNE MONTE, LE COQ GAULOIS, DÉPLUMÉ, MAGNE ET LE ROI D'ESPAGNE RECONNAISSABLES A PENCHE À SA RUINE. LEURS ÉCUS. LE LION VÉNITIEN EST A LEURS PIEDS, |
ULRICH VON HUITEN ad divum Maximilianum bello in Venetos euntem Exhortatio. 1517.
PONTIFICAT DE JULES II. PI. 20, page 96.
RE À Re
Il n’était guère de souverain qui ne se trouvât lésé par cette soudaine expansion de la République 1; l’empereur d'Allemagne revendiquait les terres dont il venait d’être dépouillé ; le roi d’Espagne, en tant que souverain de Naples, les ports de l’Adriatique ; le roi de France, plusieurs places du Milanais, et ilse plaignait en outre que Venise eût traité avec Maximilien en dehors de lui ? ; le pape réclamait Ravenne, Faenza, Rimini, Cervia et ses salines et reprochait à la Sérénissime de viser à diminuer son autorité en défendant aux sujets vénitiens d’avoir recours au tribunal de la Rote et en prétendant que les bénéfices situés en territoire vénitien devaient être attribués exclusivement à des Vénitiens ; il l’accusait, en outre, de fomenter des troubles à Bologne et de miner son autorité en Romagne 5. Les relations s’aigrissaient. « Je regrette de ne pas vous voir anéantis, disait plus tard le pape à l'ambassadeur vénitien. — Si vous n’y prenez pas garde, nous ferons de vous un petit prêtre », ripostait celui-ci 4