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TEDALLINI, p. 318, lig

5. S. Pierre, S. Paul hors des murs, S. Sébastien hors des murs,

le Latran, S. Croce, S. Laurent hors des murs, Sainte-Marie Majeure. Voir GIOVANNI SEVERANO, Memorie Sacre delle Sette Chiese di Roma, Rome, 1630.

6. SANUTO, vol. X, col. 10. — RAYNALDUS, an. 1510, & 3-6. — GREGOROVIUS, vol. IV, p. 374, liv. XIV, cap. I. — « On supprima toutes les cérémonies d’un caractère humiliant », dit Pastor, du moins dans le texte français (vol. VI, p. 297). Le texte allemand est moins absolu et plus vrai (vol. III, p. 643).

7. L’apostrophe est du marquis de Mantoue en octobre 1512. Voir plus loin. Comme pour tant de mots historiques, la forme est inexacte et le fond vrai.

bonne foi n'apparaissait ni au pape, ni certainement à aucun de ses contemporains; on ne considérait que la grandeur de sa politique, qui tendait à rendre au Saint-Siège son prestige et son autorité et à délivrer l'Italie de toute ingérence étrangère.

Sous l'impulsion de Jules II, un sentiment de patriotisme très net se fit jour, qui s’assoupit après lui pour plus de trois cents ans ; il en fut l’inspirateur et l’âme. Au surplus, l'attitude des Français n’était que trop faite pour grouper les Italiens contre eux ; ils avaient parfois abusé de la victoire ; après la prise de Peschiera, Louis XII avait fait pendre une partie de la garnison, malgré les protestations de ses officiers ; le massacre de Capoue avait laissé un poignant souvenir ; les actes de maraudage et de violence étaient fréquents, et, trop souvent, l’arrogance des chefs et des hommes humiliaient les habitants des régions envahies. Jules II avait donc beau jeu à déclarer la guerre sainte contre son allié de la veille sans avoir à chercher d’excuse à son revirement. Au mois de juin 1510, il disait à l’ambassadeur vénitien : «Ces Français veulent faire de moi le chapelain de leur roi, mais j'entends être pape malgré eux et le leur montrerai par des actes. » Et encore : « Ce coq (Gallus) veut toutes les poules, il ne les aura pas » ?. Il jurait «par le sang de Dieu » qu'il chasserait les Français hors des frontières d’Italie et même au delà, dût-il terminer la guerre tout seul.

De plus en plus, Jules II semblait à ses contemporains voué à la guerre, non un pasteur d’âmes mais un conducteur d’armées ; on répétait à Rome qu'il avait jeté dans le Tibre les clés de saint Pierre et ne connaissait que l’épée de saint Paul, armiger et non claviger 3. Le 25 avril 1510, jour de la fête de saint Marc l’évangéliste, la statue de Pasquin, que l’on revêtait en cette occasion d’un costume symbolique adapté aux circonstances, parut travestie en Hercule terrassant l’hydre, car le pape, ayant triomphé de Venise, s’apprêtait à abattre d’autres ennemis, d’autres « têtes » de son grand adversaire, le roi Louis.

Toutefois, les fonds lui manquaïent # ; il avait emprunté 40 000 ducats à Chigi sur le trirègne de Paul IT. En 1572, le pape, qui avait le sentiment de son autorité plus que celui de la correction en affaires, envoya le barigel reprendre la tiare sans rembourser sa dette, avec ordre d'arrêter Chigi s’il ne consentait pas à s’en dessaisir ®.

r.« Le pape ne manque pas de bonne foi, ni envers lui-même, ni enversles autres, si cela convient à ses projets, mais non si cela le gêne », écrivait, le 17 novembre 1511, Lucido Cattaneo à Isabella d’Este.

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