‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382 (volume 2)Chapitre 131 sur 188 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

raient siéger comme juges dans les affaires qui intéresseraient leurs parens, ni réviser leurs comptes. Cette disposition devait y à plus forte raison , s'appliquer aux nouveaux pairs. Toutliomme qui avait été convaincu de faux serment ne pouvait être ni pair ni prud'homme.

Les douze prud'hommes étaient changés tous les ans 9 comme les receveurs. Ceux qui sortaient de oliarge nommaient les nouveaux prud'hommes, en observant les mêmes conditions que pour les pairs. -A.insiy les parensaux degrés indiqués ne pouvaient ^^«mplir ensemble les fonctions de prud'hommes.

Dans la prévoyance minutieuse des abus auxquels ^^administration financière pourrait donner lieu, c:in avait voulu éviter l'influence qu'exercerait la {présence des comptables. Aussitôt après avoir X^endu ses comptes , le maire et tous les pairs ses ;^arens, devaient se retirer. Il ne restait que le :toouveau maire , les autres pairs et les do*uze prud'hommes 9 qui pouvaient , sans influence étrangère, se livrer à l'examen de l'administration financière ^u dernier maire.

Parmi les dépenses imposées à la ville, était <;elle de fournir des ustensiles de cuisine aux sei* gneurs de l'Echiquier, lorsqu'ils se réunissaient à Tâques et à la Saint-MicheP . H y avait eu des

* « Yessiaus de cuisine pour les seigneurs de l'Echiquier. »

plaintes sur la prodigalité des valets , qui eu prenaient en beaucoup plus grand nombre qu'il n'était nécessaire, et occasionnaient ainsi à la ville des dépenses considérables. Pour éviter ces inconvéniens, il fut décidé que le maire prendrait ces ustensiles à louage , au meilleur marché possible 9 et qu'il en tiendrait note dans ses comptes. !Notis citons ces petits détails, comme caractérisant l'esprit d'économie qui inspira plusieurs articles dk ^ cette charte Communale. On y reconnaît l'influencr © du petit commerce, habitué à tenir compte d^^* sous et deniers, et portant la même minutie da l'administration d'une grande cité.

L'abus des pensions données au nom de la vill était un des griefs qu'on avait reprochés aux ancien^^^^ maires. On les avait prodiguées aux avocats et pro- ^' cureurs. Sur ce point, les commissaires royau?^^ ^ procédèrent avec rigueur,; ils supprimèrent toutes- ^^

les pensions accordées antérieurement*, et déci '

dèrent que la ville n'aurait que huit pensionnaires^ ' cinq avocats et trois procureurs. Quatre avocat et deux procureurs étaient chargés des affaires ju gées en Normandie; un avocat et un procureur devaient suivre, à Paris, les procès de la ville.

' M Rappelons les pensions, tant à vie comme à volonté, que la ville doit à présent. »

Page 1