RÉPONSE DU CHAPITRE AU VICOMTE DE ROUEN
cxcommunicationes corpus ejusdem Johannis impeditur inhumari , requirimus vos quatenùs ab excommunicationibus per yos contra Ipsum latis ipsum absolvatis in forma Ecclesîœ , et absolutioni ejus ab excommunicationibus latis perdominum oiDcialem consentiatis, ità quèd ejus corpus tradi ttleat ecclesiasticœ sepaltorœ , tùm indè facientcs. quod nobis debeat esse gratum. Datum Pirisîus, die merourii , poat nediam qaadragesteam»
Nos itaque eidem domino régi suoiiiiis afléctibus complacere volentes, vobis, secundùm tenorem dictœ litterae, respondemus , primo , ad id quod datum fuit domino régi intelligi, quod nos Johannem dictum Nagiiet, quondàm majorem Rothomagi^ per officialeni Rothomagensem excommunicari feceramus , faisum fuit domino régi suggestum , et ipsum ^ dùm vivebat, auctoritate apostolicâ canonicœ excommunicationis pœnâ fecimqs innodari , et vobis et aliis, qui pro eo verbum faciebatis, absolutlonem in forma EcGlesiœ obtulimus et adhùc offerimus in bis scriptis. Gujus excommunicati corpus amici sui, antè receptioncm litterarum Domini régis , in ecclesiâ Sancti Gervasii tradiderant sepulturœ de facto , cum de Jure non possent, contemptâ excommunicatione prde> dicta, quà ligatus in vitâ suâ fuerat , antè oblationem dictibrevis, nec àd hocproc^ssimus occasione dicti brevis. Datum sub sigillo decani Rothomagcnsis , anno Domini M*CC" nonagesimo, die Jovis , post Lœtare Jérusalem^
* Le jeudi 16 mars 1291.
vm f*wn Ht fMAitv <M
SENTENCE DE L'ÉCHIQUIER
i)ui confltint nitr bourgeoiâ "it Houm la posatmtn "bts nrtiire-foflsésïe la Dillt *
a \ tous ceus qui verroDt ces présentes lettres, le BAILLIF DE RoAH, salut : comme te mejre ellcspersilela viIledeRoam(se)russent pleinctsde nousà nosseignours et mestres tenant l'Eschiquier de Pasques qui fu à Roam , l'an de grâce mil deux ceos quatre vins et onze, en proposant que DOS et nostre viconte de Roam pour nostre seignour le roy, contre le contint (teneur) de la cbartre que ilavoientd'unroy.baillienet (iccien (neirions)àhéntage par certaine rente les Tossés de la cité de Roam, laqucl chose nous ne poien ne ne devien feire , en requérant que ce que nousavicnsfectrustmisànaient et délivré de tout l'édilicc qui Tect y estoit et fussent vidés et ramenés en Testât où ils dévoient estre tenu par leur chartre. Et
' Archives municipales, tir. 334 , n° I. — Voyez, aax P'ièixs Justificatives, u°X, p. 26S , la ctiartc de Louis VIII , qui au\ bourgeois les arrière-fossés do lu ville.
accorde
SENTENCE DE ^ÉCHIQUIER. 501
nous, pour nostrc seignour le roy , proposissien le contreirc en alTermant certaine scisine ' et usage , en quoy nous estiens pour nostre seignour le roy de lonc temps et le droit conimun que nous aviens, et requérans que nostre fiecement demorast et que le leur cheist et fussent contraints à décliner ^éliyrer) et à amender ce qoe il avoient fiecé et baillié sans Tassentement nostre seignour le roy , sur «e , oye& nos raisons pour nostre seignour le roy et les raisoos des devant dis meire et pers , et leur charte veue , eu conseil o (et) grant délibéracion , il fut jugé et rendu par arrest que nostre seignour le roy poeit et devoit baillier les devant dis foussés à clorre et non pas à herbergier ne à emplir , et que ceux qui herbergiés les avoient ou emplis seroient contraincts à les délivrer, et seroient tenus en Testât où ils avoient esté au temps que il furent baillié sans herbergier , sans planter et sans emplir, se ils ne avoient esté fiécés et baflliés dou commandement nostre seigneur le roy. En tesmoing dé la quel chose, nous, dou commandement de nos devant dis mestres tenans le devant dit Eschiquier , avons scellées ces présentas lettres du scel de la baillié de Roam. Ce ftlt feict en Fan et en TEschiquicr devant dit.
. * Seisine ou saisine , possession.