CHAPITRE SECOND
(le grands services à ces époques reculées, où la loi ne suffisait pas pour proléger le faible contre le puissant. Aussi se multiplièrent-elles avec rapidité, bravant les menaces et les anathèmes de la puissance ecclésiastique. Le clergé, en contestant au peuple un droit purement temporel , provoquait le mécontentement de ces bourgeois , qui s'inclinaient avec respect devant l'autorité spirituelle, mais à condition qu'elle ne sortirait pas des limites légitimes. Les prêtres , au contraire , voulaient joindre la puissance du glaive à celle de la parole; de là des conflits de juridiction et des haines qui , contenues quelque temps, éclatèrent enfin dans une lutte aussi longue que violente entre le chapitre et la commune de Rouen.