CHAPITRE HUITIÈME. 1226—1255. U
portait en tête de leur armée '. Crédulité et fana-: jtisme chez les uns, ambition et avidité chez les autres 9 telles furent les causes de l'émeute des pastoureaux. Après avoir ravagé la Flandre et la Picardie, Ie$ baades de paysans insurgés vinrent fondre sur la Normandie. Elles pénétrèrent jusqu'à Rouen, et y exercèrent, sans doute , les mêmes ravages que dans le reste de la France. La sécheresse des chroniques ne nous donne que bien peu de détails; nous y voyons, cependant, les pastoureaux s'attaquer à l'autorité la plus respectée , et nous pouvons juger par-là des violences auxquelles ils se livrèrent. L'archevêque Odon Rigault présidait un concile dans la Cathédrale, en isSi , loi'squç les pastoureaux envahirent l'église et en chassèrent le prélat^ ainsi que tous les prêtres qui y étaient réunis » . •
Heureusement, ces c^ésordres ne furent que momentanés. La fenweté delà reine Blanche rétablitle calme dans le royaume. La mort de cette princesse, en I ^53, rappela saint Louis de la Palestine , et sa présence contribua encore à faire régner
' « Eamdem visionem iii vexillo qiiod antè se ferebant dcpinxe* rant. » Chron. S. Laudi, ibîd., 139.
^ « In taDtuin invaluit erroreorum, quôd doimnum archiepiscopum in synodo Pentecostes de ecclesiâ Rothomagensi , cum uni- ▼ersis sacerdotibus ad synodum congregatis , expulerimt. u Ibid.
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l'ordre dans toute la France. Rouen, qui vénà rait Louis comme un saint et le modèle des roiss fut une des premières villes qu'il visita après socz retour de la Terre sainte , et là , comme partout^ il signala sa présence par des bienfaits.