CHAPITRE QUINZIÈME. 1550-^15*4. %ê
les avantages que lui accordaient Les chartes antérieures. Les Rouennats s'adressèrent alors an dauphin , pour qu'il ratifiât r, comme duc de Normandie, les privilèges qu'il avait accordés à Rouen, comme régent; Charles accéda à leur demande, et, après avoir rappelé leâ événemens antérieurs , les concessions faites par la charte de mars 1 358 (i^ô^)^ il continuait en ces termes: « Notre père, «près- sadéiivranceT révoqua les concessions et alié* mutions de domaines , faites pendant sa captivité ; la connaissance des trois cas {crideharoyiak Vieuafc Marché, inspection, des bateaux chargés de blë et AëA viandes à la foire du Pardon), fut remisée» notre) main. Alors les*maires, pairs, et bourgeois de Rouen, recommencèrent leurs supplications pour que les obstacles opposés à l'exercice de leurs privilèges fussent levés. Nous r après délibération de notre grand Conseil, nous lui accordâmes la libre jouissance des dits privilèges, nonobstant la révocation faite par notre père. Néanmoins , vous ou quelqu'un de vous ( la Lettre çsk adressés >à JïieolasDu Bois , baiHi de Rouen et à tous les offir ciete du duc), vous avez rais de pouveaux obstacles à la /juridiction de la Commune dans les trois 03s ci-dessus mentionnés, et aussi au droit d'inspection du maire sur le métier de brasserie. Nous vous enjoignons de respecter les privilèges des habitans de
COMMUNE DE ROUEN, IL' PARTiH.
Rouen j et de les en laisser jouir paisiblement. Nous voulons aussi que nos maîtres des comptes lèvent l'opposition qu'ils ont mise aux franchises des bourgeois* Dounc à Paris le ao octobre i36a '.• Cette lettre est suivie d'un mandement des receveurs des comptes, conçu en ces termes : a De par les gens des comptes de monseigneur le duc de Normandie, dauphin de Viennois : vicomte de Rouen, si par mandement de notre dit seigneur ou de nous, vous avez mis arrêt sur les choses dont mention est faite dans les lettres ci-jointes, nous vous ordonnons de le lever. Donné à Paris le 1 11"* jour d'octobre i3'j2a, * Pour exécuter la cliarte du duc, le bailli, N icolas Du Boi s , don na Tord re an v icom te de Rouen et au procureur du duc, de permettre aux bourgeois de jouir tranquillement de leurs droits, et de faire disparaître toutes les entraves au plein exercice de leurs privilèges J.
Malgré ces ordres formels tant {le fois renouvelés , les officiers royaux tentèrent encore, sous le règne suivant, de ravir à la Commune le fruit d'une lutte si acharnée- et si persévérante. Rien, du reste, ne prouve mieux que ces minutieux détails tout ce qu'il fallut d'énergie et de constance au\ bourgeois
' Archives munie, tir. 380, n*> I .
» Ibidem.
3 Ilirderu.