‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 141 sur 238 · CHAPITRE VINGT-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIÈME

* royale et grâce spéciale, et même, s'il est néctes- « saire* nous les accordons de nouveau par ces «présentes aux maires, bourgeois et habitans de la « ville de Rouen. Nous donnons en mandement a aux gens qui, à l'avenir, tiendront notre Ëchi- « quier à Rouen ,aux baillis et vicomtes, à nos pro* « cureurs et autres justiciers et officiers en cette « ville y à leurs lieutenans et à chacun d'eux, selon « qu'il lui appartiendra , de laisser les maires , « bourgeois et habitans de Rouen jouir de ces pri- « viléges à perpétuité , librement et pacifiquement , « nonobstant ordres ou défenses à ce contraires. « Donné à Paris, l'an i364 , au mois de juillet l. »

1 « Nos, attentis et consideratis praemissis , ac laudabilibus , gratuitis servitiis per ipsos majorera et cives et illos de Communia pnedictos nobis et domino genitori nostro rnultipliciter factis et impensis , dictas nostras litteras supràscriptas ratas et gratas babentes eas et omnia in eisdem contenta laudamus , approbamus , ratiflcamus ; et , ex nostrâ scientiâ , auctoritatequc regiâ et gratiâ speciali , confirma mus , ac etiara majori , burgensibus et habitantibus pro se et suis successoribus , de novo, si opus fuerit, concedimus per présentes, dantes tenore praesentium in manda tis gentibus qui Scàcariiim nostrum Rothomagi temporibus futuris tenebunt , baillivo, vicecomiti et procuratoribus nostris Rothomagi caeterisque justiciariis et officiariis nostris , qui nunc sunt et pro tempore fuerint, vel eorum locatenentibus et cuicumque eorum, prout ad eu m pertinuerit, quatenùs dictos majorem , burgenses ethabitatores et successores eorumdem et eorum quemlibet nostrâ praedictA gratiâ et conflrmatione uti et gaudere perpétue faciant et permittant pacificè et quietè , nonobstantibus quibus-

350 COMMUNE DE ROUEN. It« PARTIE.

Cette confirmation solennelle des franchises communales fut d'abord acceptée sans contestation par les représentons de l'autorité centrale., et, pendant plusieurs années, nous ne trouvons aucune trace de lutte. Tant que les officiers royaux eurent besoin des Rouennais pour combattre les partisans du roi de Navarre, ils ménagèrent la Commune et se gardèrent bien de l'irriter en portant atteinte à ses franchises.* Mais, lorsque la victoire de Cocherel eut affermi l'autorité royale, et que les grandes Compagnies eurent été éloignées, la lutte recommença. Dès 1 366, les officiers royaux attaquèrent tous les privilèges de la ville et des corporations. Les bouchers de Rouen eurent alors à soutenir un procès contre les maîtres des Eaux et Forêts, qui voulaientles priver d'un de leurs droits les plus anciens. Les rois de France avaient jadis permis aux bouchers de Rouen de prendre du bois de houx dans la forêt de Rouvray depuis la micarême jusqu'à Pâques, moyennant une redevance toute féodale , qui consistait en une cuisse de bœuf et un mouton , que les bouchers devaient offrir, à Pâques et à l'Ascension , au châtelain de cette forêt.

cumque ordinationibus scu defcnsionibus contrariis, etc. Datutn Parisiis an no Domini millesimo trccentesimo sexagesimo quarto mense Julii. » Archives municipales , reg. jg- , folio 2o verso et 21 recto, et tir. 380 , n° 1.

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