CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME
^Uergique protestât contre les nouveaux impôts. -*Vlais elle dut bientôt s'inquiéter de l'effervescence *^e la populace traînant un fantôme de roi par les *^ues, et s'arrogeant sous son nom une autorité ^suprême. La ville, livrée à uue multitude effrénée, ^tait exposée au pillage. D'ailleurs, il était impossible que des hommes prudens et réfléchis ne prévissent pas avec inquiétude les résultats d'une pareille émeute. La vengeance royale ne tarderait pas à fondre sur Rouen, et leurs fortunes répondraient des violences qu'ils n'auraient pas su empêcher. Cependant, telle fut la rapidité du mouvement, tel fut l'entraînement des masses f peut-être, aq&si l'inertie de 1 autorité municipale, qu'on ne voit, ni dans les chroniques, ni dans les chartes, que le maire, les pairs, les prud'hommes et lçs milices communales dont ils disposaient , aient tenté d'arrêter l'etnçute, comme ils levaient fait un siècle auparavant, eni 1 86. Ils devaient bientôt expier cruellement 4ette apparence de complicité. Quant au malheureux marchand, rpi d'un jour, nous ignorons quel fut son sort; U est probable qu'il chercha, par une prompte fuite, à se dérober aux calamités qui ne pouvaient manquer de fondre sur la ville.