CHAPITRE TRENTE-UNIÈME
*r les gens du duc de Bourgogne1* L'affaire fut
► ortée au Parlement de Paris , qui rendit , le 1 1
ai 1392, un arrêt favorable aux Rouennais. U
- «s autorisait à porter leurs vins et autres denrées
«11 Flandres, et à les en rapporter sans payer au->
^un impôt3. .
Ce n'était là qu'un des nombreux procès dans lesquels la ville se trouvait engagée. Il lui fallait lutter contre le propre frère du roi, le duc d'Orléans, qui ne voulait pas reconnaître les franchises des Rouennais dans sa ville de Oespy3, Il fallait plaider contre les abbés de Jumiéges 4 et de Saint- Wandrille 5t qui , dans la Basse-Seine, prétendaient percevoir un droit de péage sur les marchands de Rouen. Dans toutes ces querelles, les bourgeois triomphèrent. Des arrêts du Parlement défendirent aux moines d'entraver leur commerce 6. Les gens de la reine Blanche, aux Andelys 7, le fermier de la coutume de Caen 8 , le fermier de Tau-
1 Archives municip., reg. des délibérations, 8 avril 1391. a ArchiT. municip., tir. 92 ; reg. -, f» 1 50. 3 Reg. des délibérât. , fin de février 1394 (95. ) * Ibidem, 25 avril 1396.
5 Reg. !f,f° 175 verso.
7 Reg. des délibérât. , 17 avril 1396 1 Rc« r, P 160 recto.
4*» COMMUNE DE ROUBN* JI* PÀMIEi !.:
nage de Fecamp1 ^ ne réussirent pas mieux dans leurs prétention». L'arrêt rebdu coutre ce dénier déclarait que les* bonrgeois de Rouen. étaient francs et exempts (te taules coutumes , subsides, péages on travers*. En vertu dit m£rne principe, le Parlement se déclara pour les Rouenuais , sur les* quels lesàredeMauny, Jean Crepin3, le prévôt de PEu*e*t les fermiers d'Harfleur5, et le comte dlfararait*, voulaient prélever des. taxes commerétales. Enfin, une ordonnance cf on caractère général proclama que les bourgeois de Rouen avaient le droit de transporter leurs denrées par terre* dans tontes. les villes du royaume, *n se soumettant aux anciens péages, saris qu'on pût leur et} imposer de nouveaux?:
Ainsi , Rouen restait , comme par le passé, un vaste entrepôt de commerce. Elle recevait toujours du Nord les denrées que lui apportaient les navires anglais, flamands, hollandais, danois, ha'ns*** tiques; l'Espagne et le Portugal lui envoyai^
« Archives municip. , reg. ^, f 112 recto.
1 IbMcnn
1 nridem , T US tcwo.
« Ibkl^r U7 recto.
x lhid*>f* K* recto.
* Rqr* d« délibérât-, 5 avril et 9 avril UOS.
* archive* wornicip- . tir. ï,nM.