‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 211 sur 238 · CHAPITRE TRtNTfc-UNir M. 1*85 — 1418. 50f · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRtNTfc-UNir M. 1*85 — 1418. 50f

euv tè\e ne négligea rien de ce qui pouvait cofi- •ibuer à la sûreté des communications. Ils s'occupaient, en même temps, de la salubrité publique, 't enjoignaient d'enlever do chaque rue les immondices qui les transformaient en nu cloaque infect. Ils désignèrent plusieurs places vides siluéet» hors des portes de la ville, où l'on devait transporter les vidanges ,ct ordures •: Àiwsi , grâce h la surveillance éclairée de ces magistrats, la Ville effaçait les dernières traces de sdin avilissement et de sa misère. En reprenant sa prospérité et sa libre organisation * elle rentra dans une cairière de luttes et de procès contre ses anciens ennemis, et spécialement contre les moines, qui avaient surtout profité de son abaissement.

Les registres municipaux prouvent que , dès la fin du xiv*siècle et au commencement du xv* siècle, les Rouennais s'engagèrent. dans de nouvelles querelles aVec les abbayes de Fécamp, de Jumiéges;. de Saint- Wandrille, et les bénédictins de Saint- Onèn; ils triomphèrent des moines de Jumiéges et de Saint- Wandrille , qui voulaient prélever sur leurs marchandises un péage illicite 2. Ils obtinrent une ordonnance royale qui les exemptait de toute

1 Archives municip. , Reg. des délibérât. , juin 1407. 3 Ibidem , Rcg. des délibérations.

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redevance à la foire de Sain t-Ger vais, dépendance des bénédictins de Fécamp K. Ils forcèrent les habitons de Saiut-Gervais de* contribuer aux aides et autres impôts que payait la ville*. Mais ce fut surtout .contre i abbaye de Saint-Ouën qu'ils soutinrent une lutte acharnée. Les moines* noncontens de rentrer eh possession des droits dont, les titres avaient été lacérés et brûlés pendant, la Hardie, a vaiaqt cherché à étendre leur juridiction et leur puissance» En l'absence de titres, on s'en rapportait àji sermèut de quelques vassaux de l'abbaye * que les moine? faisaient parler à leur gré» Aussi , dès 1 391 9 avaojt, que le pouvoir des éckevins fui* eucore assez; régulière m eut constitué pour s'opposer h de pareils empiétemens, les officiera royaux euxmêmes avaient été forcés de les combattre. Le procureur du roi, s'était plaint, à l'Échiquier de Pâques i3c)t , des usurpations des bénédictins de Saint-Ouën, qui, armés de lettres subreptices de Charles VI ♦ s'efforçaient d'étendre leur juridiction au-delà des limites légales3. Le procès se poursuivit pendant plusieurs années, et, lorsque l'éclie-» vinage fut régulièrement constitué , il entra lui*

* Archives municip. , tir. 92 , n° 10.

a Ibid., Ue#. des délibérât., séances du 14 octobre L'KJj et du 28 mai 1397.

3 Ibid., Iteg. l±, f° 48 recto.

CFIAPITRE TRENTE-UNIÈME. 1385- U18. 50»

même en lutte contre les moines, tantôt pour le rirait de bamnnie qu'ils voulaient exercer dans une partie de la ville1, tantôt pour leurs moulins de Bobec a, tantôt pour le passage à travers la cour de l'abbaye , passage que les bénédictins se croyaient en droit de fermer, tandis que les Rouennais soutenaient qu'il dépendait de la voirie royale 5. Ces querelles se terminaient, en général, à l'avantage de la bourgeoisie, qui, à peine échappée à une crise si dangereuse, ne paraissait ni moins forte, ni moins audacieuse qu'avant la Harelle.

1 Archiv. m uni ci p., Reg. des délibérations , séances du 20 février 1408(1409) et du 29 juin 1409.

* Ibid., séance du 29 Juin 1409.

3 Ibid. , séance du 22 août 1409.

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