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514 COMMtLYE DE ROUEN. H« PARTIE.
blesse. Jean fit un appel aux villes. Celles-ci profitèrent des divisions du pouvoir eentral , et commencèrent à jouer un rôle important. La ville de Rouen, entre autres , fut, à cette époque , recherchée par les deux partis. Le 12 juillet i4<>5 , elle reçut une lettre du bailli royal, Hue de Donquerre, qui avertissait les éche vin s de l'arrivée prochaine du duc d'Orléans \ Ce prince était alors le représentant légal de l'autorité souveraine. Aussi les échevtns décidèrent-ils qu'on le recevrait avec honneur, et qu'on lui offrirait , au nom de la ville, du vin et des étoffes précieuses2. Cependant, le duc d'Orléans n'était pas aimé des bourgeois de Rouen. Ils l'accusaient de la dilapidation des finances et d'un luxe effréné. De là les impôts excessifs qui pesaient principalement sur les villes. Quelques mois avant l'entrée de Louis d'Orléans à Rouen, le bailli s'était rendu à Paris pour recommander la ville à ce prince, lui exposer les charges énormes dont elle était grevée, et obtenir quelque diminution sur la seconde taille qu'on lui avait imposée. Mais le duc d'Orléans avait expressément répondu quil ri y aurait pas de rabais*. La bourgeoisie de Rouen avait encore d'autres griefs. Elle soutenait, depuis
• Archives municip. , Reg.desdélib. , séance du 12 juillet 1405.
a Ibidem.
' Ihid., délibération du 11 mars 1404(1405.)