CONCLUSION
La ruine de la Commune de Rouen u'avait pas entraîné, u >us venons de le voir, celle de la bourgeoisie rouennaise. Une administration municipale, moins puissante il est vrai, mais suffisant aux besoins de la cité, s'était organisée. Le commerce prospérait, et la ville s'entourait de fortifications. Ainsi , la forme communale n'était plus une nécessité pour la bourgeoisie; je dirai plus, son existence prolongée eût été funeste à l'intérêt général du p:iys. Les Communes avaient été utiles à une époque où la loi ne pouvait protéger le faible contre la tyrannie féodale; elles avaient uni les habitans d'une même ville pour la défense de leurs droits, et leur avaient donné la conscience de leurs forces. Mais elles avaient concentré la patrie dans la cité; elles formaient autant de petites républiques, sans lien entre elles, et souvent hostiles à l'intérêt général du pays. Leur existence s'opposait à l'unité du royaume; et, sans