Ô0 ORDONNANCE
cans à lu y de par nous . il tantost et sens delay se transportât à Rouen pour faire et acomplir sur ce certaines choses contenues en nos dictes lettres desquelles la teneur s'ensuit :
Philippe, par la grAce de Dieu, roy de France, a nostre amé et féal conseiller, Févesque dAuxerre , salut et dilection ; Pour ce que il nous est rapporté et donné à entendre que aucuns débas, discencions et descors sont meus nagaires entre le maire et les pers d'une part et le commun de la ville de Rouen d'autre part, sur aucunes choses contencieuses entre eulz , pour cause desquiex débas , discencions et descors , len dit ycelles parties avoir faites certaines invasions et entreprises Tune contre l'autre qui porroient tourner à domage , esclandre et villenie des habitons d'icelle ville tant de Tune partie comme de l'autre , nous qui tout temps desirrons la bonne paiz et transquillité de noz subgez, meesmement entre les autres, des habitans d'icelle ville, lesquiex nous voulons estre nourris , manoir et demourer en bonne amour, unité et concorde , confianz de la vostre bonne discrecion , loyauté et droiture, vous mandons que , ces lettres veues , sens autre mandement attendre, vous , au lieu dessus dit, vous transportez en vostre personne et les dictes parties deuement oyes en leurs raisons , appelle avec vous nostre bailli d'icelle ville ou de nostre très cher filz le duc de Normendie et ceuz que vous semblera à appeller, ycelles parties enduisiez par toutes les meilleurs voies raisonnables que vous porrez afin de bonne paiz et concorde reconcilier, nourrir et raccorder entre eulz , laquelle chose moult nous plarra et aurons aggréable, et, ou cas que aucune des dictes
parties contre raison de ce faire seroit refusant . vous sur ce nous rapportez la vérité du fait afin que nous y puissions pourveoir, si comme bon nous semblera , et néantmoins sur ce que de aucuns d'icelle ville nous a esté requis que, la Commune d'icelle mise en nostre main, pour les causes dessus dictes nous leur vousissions délivrer entre deux ou faire gouverner par nostre main par ceux meismes qui la tenoient et gouvernoient par avant ou nom de la dicte ville , pour ce meesmement que par eulx y seroit plus profitablemeut gouverné que par ceux qui nouveleinent y sont député de par nous si comme ildient, vous diligemment, véritablement et à droit nous rapportez sur cela vérité do fait, l'obéissance qu'il feront à vous en ce cas ou nom de vous et pour nous, aûn que nous leur puissions pourveoir de remède ou de grâce , selon la nature et la forme du dit rapport, et en oultre sur ce que aucuns des diz habitans Se sont à nous complaint que, la dicte Commune estant en nostre main , plusieurs s'efforcent de empêtrer et avoir les offices appartenant à la donacion et ordenance de la dicte ville et Commune et de mettre hors d'icculz offices ceuz qui deuement et justement y sont instituez par les gouverneurs et administrateurs d'icelle ville, il nous plait et voyions que, veu et considéré la cause , le fait et la nature du descort entre les dictes parties, l'obéissance que yous y trouverrez , eue consideracion à toutes les circonstances du fait et des choses qui en dépendent, vous, se aucunes en sont, faites rappeller, souspendez et mettez au néant ycelles impetracions, si comme vous verrez en vostre discrécion qu'il se devra et se porra rniex faire par raison. Donné à Saint Germain en Lave le xviir jour de sep-