‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 33 sur 238 · CHAPITRE CINQUIÈME 4528—1550. Si · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME 4528—1550. Si

* "dations commerciales entre Rouen, TArtois et la i^landres. Pour sortir de ce dédale de procédures, ^^t malgré le génie qu'on leur a supposé pour la chi- ^>ane, les Normands se décidèrent à de nouveaux sacrifices. Ils conclurent, avec la comtesse d'Artois, un accord dont nous allons indiquer les principales conditions. Il était stipulé que les marchands de**Rouen ne paieraient aucun droit ni à Valais, ni à Ba paume, ni dans aucune' autre ville «l'Artois, pour les denrées qu'ils transporteraient «le Rouen en Flandres , de Flandres à Rouen , ou même directement de Bourgogne en Flandres, par mer ou par terre. 11 leur suffirait de déclarer cjue les marchandises transportées appartenaient bien réellement à un bourgeois de Rouen. Nous trouvons ici la preuve du vaste commerce des Rouennais, qui allaient chercher les vins de Bourgogne, et, pour éviter Paris et les prétentions exorbitantes de la corporation des mariniers de cette ville, transportaient leurs vins, par terre, en Flandres, et, de là, les rapportaient quelquefois à Rouen. Une autre charte mentionne les denrées que les Rouennais transportaient de Provence et d'Italie jusque dans les contrées les plus septentrionales de la France ' . La comtesse

1 « De omnibus aliis avertis vel inercaturisqua?(Rothoniagenses)

duxerantvelduci feccrant permarc vel terrààdictislocis (FranciA

d'Artois ne se bornait pas à garantir aux Rouen -

nais l'exemption de droits et péages; elle s'engageait i a faire ratifier la convention par le nouveau comte-^*" de Flandres, Louis de Maie.

De leur côté , les bourgeois avaient dû se résigner—^»* à des. sacrifices. Ce qu'il fallait, avant tout, aux^-« seigneurs ruinés par de folles prodigalités, c'était -=■ de l'argent. Les Rouennais s'engageaient à servir à ~^ la comtesse une rente de cent livres tournois, ou à -* lui payer quinze cents livres en une seule fois. Mais l'orgueil féodal exigeait aussi quelque satisfaction, et les bourgeois promirent d'offrir, tous les ans, comme hommage à la comtesse d'Artois1, une.paire d'éperons dorés de la valeur de vingt sous tournois. Us devaient les faire remettre, tous les ans, ainsi que les cent livres tournois, à Bapaume, au mois d'octobre, dans l'octave de la Saint-Remy. Dans le cas où les bourgeois manqueraient à leur engage* ment, la comtesse pourrait faire saisir leurs marchandises. Ainsi se termina un procès dont la longueur avait été funeste aux intérêts de. la bourgeoisie rouennaise ; mais eufiu la Commune avait obtenu la confirmation de ses anciens droits à Calais, à Ba-

et Bargundiâ), et de Campaniâ , Provinciâ vel de ultra montibus in Flandriam vel de Flandriâ in dicta loca, etc. » Archives municipales, tir. 2, n° 1.

1 « En signe de noblesse. » Archiv. municip., tir. 92 , n° 1.

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