PR SEE
Au cours d’une visite qu'il avait faite à Collioure, : q :
Jacques avait trouvé cette ville sale et mal bâtie.
Il exigea que les rues fussent propres et ordonna la construction d’un nouveau port, qui paraît être .
le port de la ville, par opposition au port d'aval.
Il s'intéressait aussi à Port-Vendres dont il vou-
lait améliorer les conditions d'accès.
En octobre 1275, nous retrouvons le roi à :
Perpignan, à l’occasion du mariage de son fils,
l'infant Jacques, avec Esclarmonde de Foix, sœur.
du comte de Foix, Roger-Bernard. Le mariage fut
célébré à l’église Saint-Jean-le-Vieux et les diver-
tissements les plus goûtés de la société féodale furent prodigués à cette occasion, notamment les
tournois, où se distinguèrent les chevaliers de
France, de Castille et d'Aragon.
Quelques mois après, le Conquérant terminait sa | longue et glorieuse carrière à Valence, le 26 juil-.
let 1276.
- Le testament de Jacques le Conquérant; le royaume de Majorque. — Perpignan, capitale du royaume. — Le Ghâteau royal; la vie de Cour. — La ville; le commerce d'exportation; les draps. — L'’enceinte de Perpignan. — Vicissitudes politiques du royaume sous Jacques I de Majorque. — Coup de main du roi d'Aragon en 1283. — Croisade française de 1285. — Sanche. — Jacques II, Pierre le Cérémonieux et la guerre de Cent ans. — Fin du royaume de Majorque.
En vertu de son testament, fait à Barcelone le 21 août 1261, Jacques le Conquérant avait distrait de l’ensemble de ses biens patrimoniaux, laissés à son fils aîné, Pierre, les éléments d’un Etat nouveau, destiné à son fils cadet, Jacques. A la mort du Conquérant, Pierre devient roi d'Aragon et Jacques roi de Majorque, souverain, à ce titre, d’un royaume qui comprenait les Baléares, les comtés de Roussillon et de Cerdagne, et la sei- gneurie de Montpellier.
S1 le démembrement territorial ainsi réalisé en 1276 procédait d’une faute politique incontestable — source de guerres cruelles et d'épreuves pénibles pour les pays séparés —— il n’en est pas moins vrai que Perpignan, déjà riche et prospère, gagna beau- coup à la domination majorquine. Il fallait, en effet,
au nouveau royaume une capitale. Or, plutôt que
de s'établir dans un port insulaire ou dans l’enclave minuscule qu’il possédait en Languedoc, le; roi Jacques opta pour la ville principale du Rous-. sillon. Un pareil choix était pour Perpignan, une véritable bonne fortune. Esquisser le tableau de
cette ville sous les rois de Majorque, c’est la dé-. crire à la période la plus favorable de son his-
toire.