‹ Histoire de RoussillonChapitre 31 sur 40 · SOU0IN0S QUOS UOPUD · texte numérisé non relu

SOU0IN0S QUOS UOPUD

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républicain. substitué à l’ancien; chasss aux sus-

. pects : c'étaient, en Roussillon comme ailleurs, les effets du triomphe complet des Montagnards.

Comme dans la plupart des anciens évêchés, la

| cathédrale était convertie en temple de la Raison,

en

et la déesse nouvelle était encensée à Saint-Jean,

| En vain les modérés essayèrent-ils de s'opposer à l’organisation de la Terreur dans Perpignan.

Deux nouveaux représentants, Chaudron-Roussau,

Châteauneuf-Randon, sont venus aider Milhaud et

Soubrany. La police est leur affaire. Les clubs sont épurés; Escalaïs est guillotiné sur la Loge.

Mais notre pays était menacé par l'étranger; l'Espagnol campait au Boulou et le souci de la défense primait jusqu'aux plus ardentes querelles politiques.

Dugommier arriva à Perpignan le 27 nivôse

. (16 janvier 1794). Quatre jours plus tard, il est

au Camp de l'Union. Tandis qu'il achève de réorga-

niser l’armée, Dagobert, dont le projet d’offensive en Cerdagne agrée au Comité de Salut public,

ouvre la campagne du printemps, le 6 avril, en entrant à Bellver; de là, il marche sur la Seu

. d’Urgel dont il frappe les habitants d'une forte

contribution ; mais, se sentant malade, il doit battre

: en retraite et il expire le 18 à Puigcerda, laissant . la réputation d’un soldat hardi, courageux et capa- ble, par instants, d’une véritable inspiration. Son

plan d’invasion en Catalogne eût peut-être réussi à

. dégager tout de suite le Roussillon : ce plan ne

survécut pas à Dagobert, et l'intérêt se concentra

aussitôt sur Dugommier.

Celui-ci avait enfin réussi à mettre ses troupes

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sur pied ba guerre. L'armée des Es tales est maintenant « régénérée et pourvue de tout ce qui doit lui assurer la victoire », suivant l’expression des représentants Milhaud et Soubrany. Ceux-ci, aux côtés du général en chef, surveillent et, parfois, inspirent ses décisions. Sur 27.000 hommes dont dispose ce commandement collectif, 9.000 appartiennent à la dernière levée, hommes ardents, mais mal instruits. Aussi les 18.000 anciens forment-ils la première ligne. Leur objectif immédiat sera d'enlever l’un de ces deux points essentiels : Bellegarde ou Saint-Elme. ‘Augereau dirige l’aile droite; Pérignon, le centre; Sauret, la gauche. Le quartier général est porté à Pollestres, puis à Nils. Le général Despinoy est chargé de le garder et aussi d'exercer les troupes de seconde ligne. En face, l’armée espagnole avait maintenant pour chef le comte La Union de las Amarillas, l’ancien et peu respectueux lieutenant de Ricardos. Elle était inférieure en nombre à l’armée française, mais supérieure en artillerie, en cavalerie, et surtout très fortement retranchée.

Dugommier conçoit le dessein d attaquer la

droite des Espagnols et de couper leurs communi-

cations entre Le Boulou et Collioure. Le 8 floréal

(27 avril), il ébranle sa propre droite et donne le

change à La Union. Ce mouvement détermine les deux combats de La Palmera (27 et 98 avril), où Augereau, avec la légion dite des « Allobroges », se distingue et demeure vainqueur. Mais comme La Union a porté aussitôt le meilleur de ses forces de ce côté, Augereau recule sur Oms. La feinte avait donc réussi. |

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