‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 211 sur 288 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

6° le bois de taillis de Bonnet fut coté pour 1 ,200 livres chaque année ; — 7** 40 arpents de terre, à Viarmes, rendaient! 50 livres; — S'* la terre de Beaularis, à la Morlaye, 150 livres; — 9** les bois de Beaularis aliénés à Mgr le prince de Condé moyennant la somme annuelle de 124 livres ; — 10** terres à Belloy, 98 livres par an ; — H** terres à Moissel, 125 livres par an. ^— 12* terres à Noisy, 40 livres de revenu ; — 15** étangs et bacs sur la rivière d'Oise, 100 livres de revenu ; — 14*» la terre et la seigneurie de Belle-Église, 1,500 livres de revenu; — 15*» la seigneurie de Montataire, 1,050 livres de revenu ;

— 16" la seigneurie de Canneville, que tour à tour le marquis de Saint-Simon'et le prince de Condé voulurent acquérir, 300 livres de revenu ; — 1 T*» les terres de Canneville, 300 livres; — 18** la seigneurie et les bois de Bonfosse, 900 livres; — 19° les terres de Verberie, 400 livres de revenu ; — 20** les terres du Plessis-Châtelain ;

— 21*» les terres de Miremont, 423 livres; — 22** les terres de Chauny, 1,000 livres; — 23° la baronnie de Roupy, 2,300 li\Tes de revenu ; — 24** les blés de Compiègne, 1 ,1 00 livres; — 25** les fiefs de Senlis et de Gouvieux, chacun 75 livres ; — 26** les redevances de Franconville, 250 livres ; — 27** les redevances sur Gonesse, 1,600 livres; — 28° lejs moulins de Neufchâtel en Normandie, 1,400 livres; — 29Ma seigneurie de la Haye- Malherbe en Normandie, 850 livres; — - 30* les dixmes (le la Ilaye-Malherbe, de Saint-Thomas et de la Vaupalière, 1,000 livres; — 31** l'hôtel et la basse-cour d(» Royaumont à Paris, 2,800 livres de revenu; — 32** le

sieurs provinces, au moment de la Révolulion, et plusieurs seigneurs ne négligeaient pas ces moyens d'asservissement et de rente perpétuelle. Lorsqu'on parla de donner aux Fnmçais une liberté universelle, les habitants d'tm gros village voisin de Reims Tnent une pétiiion à T Assemblée constituante pour la prier d'accélérer le moment lant désiré de la liberté de la presse, parce que les chanoines du lieu avaient un pressoir banal dont la jouissance coûtait trop cher aux habitants.

On a conservé des gravures anciennes représentant des groupes de moines écoutant les lectures ouïes faisant euv mêmes, dans les cloîtres, au chapitre, ou dans une auln salle consacrée à la lecture des religieux. Ces dessins sont pleins de vie et d'intérêt. Une gravure de Tannée 1119 laisse apercevoir une rangée de religieux presque de (ace ; les pupitres supportent d'énormes in-folio ; un moine, cdui qui est au premier plan, tient sa main sur le. Un'C ouier: en un endroit qu'il veut marquer, et son regard profonsemble creuser l'idée ou le fait qu'il vient de lire imnic^ diatement. A une autre extrémité de la gravure, au ciù: gauche, on voit de profil sept à huit autres moines; le? uns tournent les feuilles de leur livre; quelques-unes c ces figures de moines sont à la fois paisibles et solennelb d'autres, avec beaucoup de naturel, se détournent un in stanl du vieux manuscrit, soit pour reprendre haleine, h pour se reposer. Si l'artiste a réussi à offrir à rœil i^ curieux une scène variée et attachante, par la dive^Ji des poses, par le naturel des physionomies, on sent î^u' tout qu'il a reproduit la réalité et qu'il nous fait asâjt» par la vue à une des heures intéressantes de la jount des antiques monastères. On dirait le sujet de cesgra>\i: créé par un des artistes de cette école de Florence, qui c' scrva la tradition et la pieuse douceur de Jean deFien' On le dirait du moins à ces positions de tètes, à ces ni. nières de tenir les mains, à ces regards ingénus, à «■ lent si naïf pour grouper et nuancer des visages de moi.: pondant une lecture sérieuse, à ces profils enfin lellenit vivants, que le moine, semblerait-il, va parler, si ce nVi la loi monastique du silence ^

Les visiteurs de l'abbaye ne manquaient pas d'expl

< Pour citer un artiste de notre époque, on connaU ce sculpteur cl^ M. Micliel Pascal, qui excelle à sculpter des figures de moines, nu» figures «. naïves, croyantes, tout ù fait dans le sentiment du

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