LIVRE QUATORZIÈME
fiée da^s sa forme ^? » C'est ce que ne comprenaient pas assez certaines classes de la nation. M. de Ballivières en était ià, conservateur par paresse et par égoïsrae, du nombre de oes routiniers myopes qui prétendent pouvoir conserver une société vieillie, battue <t par le souffle impétueux des idées nouvelles, » sans avoir même la pensée d^interroger sa propre conscience, et sans se demander si on peut rien à la chose publique, et si on est pour rien dans ces destinées de Tempire qui inclinent vers la décadence, pour parler la langue mélancolique de Tacite : Vergentibus imperii fatis.
C^est sous Tempire de la distraction universelle, mais
dans la légitime absorption de son zèle, que M. Poupart,.
curé de Saint^Eustache, tout entier à son œuvre, écrivit
de Paris, le 31 janvier 1788, au prieur de Royaumont, en
lui mandant de vouloir bien assembler capitulairement
ses confrères, et leur donner communication des pièces
qu^il lui envoyait. Il espérait que le prieur le seconderait
auprès des religieux comme il Tayait fait auprès de M. de
Ballivières : « Nous irons avec M. l'abbé Viriot, dans la
belle saison^ écrivait-il, vous en renouveler ainsi qu'il ces
messieurs, notre sincère hommage. » Celte belle saison
devait-elle venir? Du reste, l'argument pour décider la
vente était que les bâtiments du grand çt du petit hôtel de
Royaumont se trouvaient dans un tel état de vétusté, qu'ils
demanderaient une reconstruction totale. Mais, pour la
véritable explication du rôle de l'abbé de Ballivières, elle
5e trouve dans un fond de légèreté et d'imprévoyance
illiée à une funeste inertie. 11 faut admettre qu'il vient
' M. IJttré dit : c II n'est pas impossible de croire que si le petil-fils de ouis XIV eût vécu et eût eu pour premier ministre son précepteur Féne- >n, les grandes catastrophes de la fin du dix-huitième siècle auraient été vitées; du moins une sagesse prévoyante aurait mis dès lors la France ijjs une voie de réformes et de mutations pacifiques, au lieu de la dungcmsc immobilité qui prévalut. » (Étude* sur les barbares et sur le moyen fe, par M. Littré, p. 252.)
464 UISTOIRE DE ROYAUMONT.
de Saint-Simon, en 1336, pour un droit dans la localilt de Vaux. — Autre accord, passé en janvier 1541, aver Jean de Chambly, dit ^Tristan, seigneur de Viarmes. - Publication et lecture de Texemption accordée à Tabbav de Royaumont, au parlement de Paris, en 1361 ; prmlége en vertu duquel les moines de Royaumont ne ^mvalent plus être appelés en justice que devant le roi ^^ dans sa cour. — Arrest contre les officiers du comle î' Clcrmont, en 1324, pour avoir pris quarante moutons ^l le territoire de Montataire. — Arrest contre le sieur ^ Cramoisy pour un fait relatif au moulin de Montataire- Question de juridiction entre Tabbé de Royaumont ' Tévèque de Beauvais, au 'sujet de Pétronille La Bmi veuve de Montataire ; affaire de 1354, du 16 mai. — A: rest du 11 janvier 1339, contre le prieur deSainllnard de Montataire, qui avait fait vendanger une >i: dans le lieu nommé Sur-le-Croc. — Accord, en l'f avec le prieur de Montataire, touchant une plantai d'arbres au lieu dit des Aiguillons. — Arrest du II ;> let 1354, contre le préposé et le gouverneur de Cn
— Arrest du 26 janvier 1341, pour le fief de Je.»: Willy, dans le territoire de Montataire, contre Phili. de lîoudencourt, chevalier. — Différents arrêts de 1'' 1326 et 1347, contre Jean Leblonc et Philippe, Eus' > et Reginald de Cramoisy, et .Philippe Maillart de > gent, pour faits relatifs à la garenne de Monlatain.^ Accord avec le seigneur de Gournay -lez- Montât ' touchant le travers, en 1353. — Lettre du bailli deS^ lis annexée par un mémorial de la cour de Montât n comme plusieurs appelaient du garde de la justice lio ' lieu de Montataire, le 3 juillet 1390. — Accord f>:l 27 janvier 1550, avec le prieur de Saint-Lcu-d'Es?t -^
— Arrest en 1362, contre le préposé de Gournav, y -*! vente des vignes de Chaumont. — Accord en juin 1^ pour le pâturage de Gouvieux. — Accord pour lei*