LIVRE QUINZIÈME
et mausolées qui y sont placés et les cendres qu'ils renferment. .
a En conséquence, il sera délivre au dit sieur commissaire une expédition de la lettre des comités réuni» d administration ecclésiastique, et d'aliénation des biens nationaux ; et le procureur syndic écrira à Tadjudicataire de l'église et manse abbatiale de Royaumont, et au gardien des effets qui y sont restés en réserve, pour qu'ils soient instruits de l'arrivée du dit sieur commissaire, et que les lieux lui soient ouverts. »
L'examen de dom Poirier pour les cercueils des enfants
de saint Louis, fut consigné dans un procès-verbal :
oNous avons reconnu, disait le représentant du comité, que
le premier tombeau, le plus près du gi*and autel, du côté
de Têpltre, était celui de Louis, fils aine de saint Louis,
mort en 1259 ; que le second tombeau, du même côté,
d'après la comparaison des témoignages historiques et du
monument existant, parait être celui de Philippe, dit
Dagobert, septième fils de Louis VIII et frère de saint
Louis, né en 1222. Du côté de Tévangile^Ie premier tom*
beau le plus près du sanctuaire, a été reconnu pour être
celui de Louis, fils de Pierre, comte d'Alençon, fils de saint
Louis, âgé d'un an ; et en même temps, celui de son frère
puiné, mort à quatorze mois; le second tombeau, du même
côté, a été reconnu pour être celui de Ote, fils de Philippe
d'Artois, mort en 1291 ; le troisième tombeau du même
côté était celui de Jean,, fils de saint Louis, mort en bas
âge, le 10 mars 1247 ; le quatrième tombeau du même
côté s'est trouvé être celui de Blanche, fille aînée de saint
Louis, né en 1240, morte en 1243. »
Il fut procédé ensuite à l'ouverture de ces tombeaux, sous rinspection dedom Poirieri Dans le premier tombeau du côté de Tépitre, qui était celui du prince Louis de France, on trouva des débris d'un cercueil de plomb, pa-
« Signé sur un pli, par le duc de Bedford, régcnl do royaume de France*. »
Mais il faul donner la pièce, avec le texte latin:
« Johannes, Regens regnum Francie, dux Bedlorii. universis présentes litteras in&pecturis, salutem.
« Notura facimus nos litteras recolende memoric Heiirici, quondam Régis Anglie ac Heredis et Regentis Francie, defuncti fratris nostri precarissimi, vidisse forroamqu' sequeniem continentes :
« Henricus, Dei gratia Rex Anglie, Hères et Regea^
a regni Francie inspeximus cartam recolende memc-ri'
« Ludovici, quondam Francorum régis, centum libras Ala bâtie B. Marie Regalis Montis, capiendas singulisannis • « Actum Parisiis anno 1244. »
« Nos autem cartam predictam ^t omnia... ineaiit: contenla, rata habentes... Datum apud castrum nostnii Rolhomagi. Sic signatum per ipsum Regem...
« Datum Parisiis décima octava die Februarii, aD- Domini millesimo quadringintesimo vicesimo quarto. > signatum supra plicam, per Dominum Regentem regni!^ Francie, Ducem Belfordie. »
Du reste, l'autorité anglaise tranchait du maître do !>^ ^ côtés pour les questions personnelles, et pour les qu ^ iions de transmission des propriétés foncières. Ch^ > trouve des preuves locales dans les cadeaux faits par roi d'Angleterre à divers habitants du bourg de Prècv.
Le bourg de Précy-sur-Oise, qui est fler de son snquité*, s'étend gracieusement sur la rive droite du fl^^
* Aux Archives de V Empire ^ K : 189. tCollalionné par nous, cor.maître à ce commis. c Le Marié d*Aubignc. •
* On trouvait un bac à Précy ; on le traversait pour se reodrv i *- ' vieux, à Chantilly, à Hoyaumont. Quant à l'ancienneté de.Prècy. t^ contemporaine de celle de Boran, de Saint-Leu, etc. Précy était corn l'an 750; cela est très-certain. Vais on a dit, et on a pu voir ^"^ premières pages de cet écrit historique l'opinion que Précy fut ^ ' gncurie dès le huitième siècle, et que ses seigneurs furent les )!''' rcncy et les Hontmorency-Luxembourg. Cette opinion, (ait-OB c^^