LIVRE HDITIÈMJ
seigneur de Borrant, roaisire d'hôtel du duc d'Orléans, frère du roi, » el que le roi, par lettres de Paris du 19 mai 1404, « establit son bailly de Senlis au lieu de Eustachedes-Champs, dit Morel (célèbre poète), qu'il fit ledit jour trésorier de France, sur le fait de la justice^ : » les Saint- Simon Rouvroy, maison qui eut de l'influence et dont un membre, Guillaume de Rouvroy, dit de Saint-Simon, est qualifié, le 1 4 a^^ût 1 489, de seigneur de Rasse el de Prëcy ' ; messire de Lusignan de Saint-Gelais, seigneur de Lansaq et de Précy, conseiller du roi, dans le seizième siècle, capitaine de 100 gentilshommes de sa maison et chevalier d'honneur de la reine; son épouse, haute et puissante dame Gabrielle de Rochechouart, dame de Lansaq et de Précy*; Louis de xMontmorency, seigneur de Bouteville et de Précy, bailly et gouverneur de Senlis, vice-amiral de France*.
Mais, pour ne pas anticiper sur Tordre des temps, un Jean de Précy, au quinzième siècle, éprouva personnellement les effets de la puissance et de l'intervention anglaises dans les questions civiles; le fait était non contre, mais pour lui. Les Archives de l'empire conservent le présent que lui fit le roi d'Angleterre ; on y remarque celte pièce :
c( Lettre de donation pour Jehan de Précy, conseiller, trésorier et général-gouverneur des finances de France, concédée par Henri VI, roi d'Angleterre : 1** des propriétés
* Feuilles volantes provenant du dépouil. de cartul.
^Arch. imp&.f reg. X, 12i. Arrêis et JugemenU du parlement de Parti, fol. 121.
* F. un acte passé au château de Précy, le 5 octobre 1593. .(Étude de M. Martin, notaire à Deaumont.)
^ n fut nommé à la charge de bailli de Senlis, par provision du 2 novembre 1595. 11 suivit en sa jeunesse Guillaume de Montmorency, seigneur de Thoré, se trouva au sié^^e de Senlis, en 1589, et épousa Charlotte-Catherine de Luxe ou de Lusse. — La ville de Senlis envoya, le 10 août 1622, six grandes boites de confitures sèches à madame la comtesse de Lusse et douze bouteilles de vin d'bonneur à M. le comte de Lusse (Becherches sur SenUt, par Broisse, 1835.) D'après l'Annuaire de 1842, Dieudonnéap-
C'est dans la chapelle Saint-IIippolyte qu'on peut voir les beaux mausolées de Philippe, frère de saint Louis, de Louis, fils aine de saint Louis, et ceux de Louis et Philippe, fils de Pierre^ comte d'Alençon, tels qu'ils élaienl au treizième siècle dans la belle église de Royaumonl. On a exécuté récemment avec soin la restauration de ces oh)numents coloriés, en se guidant sur des documents au* thentiques.
Lorsque les deux tombeaux en pierre de Philippe etde Louis, fils aine de saint Louis, ornaient l'église abbatiale de Royaumont, ils étaient complètement peints, et Millin \anteréclat de l'outremer dont Tenlumineur s'était servi pour préparer les bleus et qui avait conservé une frai cheur extraordinaire. On restaura la sculpture de ces tombeaux après leur rétablissement à Saint-Denis; la peinture ancienne eut à disparaître sous une couche nouvelle ; mais le revêtement moderne n'avait pas la consistance de la peinture du treizième siècle, puisque aprt^ une durée de trente ans a peine, on constatait que la peinture nouvelle s'en allait déjà par morceaux ^ Heu^eus^ ment il a été paré en ces derniers temps à un inconvénient considérable. En adossant les monuments à des murs, on les avait privés d'une partie de leur ornemeatation ; aujourd'hui ils sont isolés dans la chapelle de
et de quatre figures de religieux, il ne restait plus que les stlhoont'^- L'effigie du prince, en fort relief, occupe le milieu de la plaque. Le cent' qui forme couronne, est semé de points bleus; les yeux sont incnisJ-d'émail blanc avec la prunelle en noir; le sceptre est ficurdeltsé; h rv^ est blasonnée de France et de Gaslille; la chaussure est d<*cort^ do a-rcles et de quatre feuilles. Un lion, prôl à se mettre en raaixUic, est sou< 1-^ pieds de l'enfant. Les lettres de l'épitaphc sont incrustées en cuiail rou^^' La bordure comprend plusieurs écussons armoriés.
La tombe de Blanche est à peu près semblable i celle de !>on Uvt^, mais il a fallu en rétablir à neuf la majeure partie. Ainsi, la lijiurc principale n'avait plus de tôte ; il ne i^eslait qu'une des plaques du foiul et uv portion de l'encadrement. [L'Eglise impériale de Saint-Denis et ses /«•àeaux. Paris, 1807.)
' Voy. Monographie de l'église royale de Sainl-Denis^ par le baiMO .^ Guilbermy. Paris, 18i8, p. 240.