‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 287 sur 288 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

La croisade de 1248.— Acte royal daté du caiiq> de Damiette en foyeur de l'abbaye de Royaumont. — Le château d'Asnièires-sur^Oise et son parc assignés en douaire à Marguerite de Provence. — Les religieuses de Boran. <— Différents séjours de saint Louis à Royaumont après 1254. — Cérémonie de la Pr&noneiatùm k Royaumont en décembre de la même année. — Saint Louis dans l'église de Royaumont, la nuit de la veille de Saint-Michel. — La chambre de saint Louis retrouvée ; existant encore. — Les titres de l'abbaye de Royaumont devant l'histoire. ^- Fusion du saint roi avec l'abbaye.— Comment Royaumont explique le caractère et la popularité de saint Louis. — Célébrité de la tacristie de Royaumont, théfttre discret d« la piété du monarque. ^ Le lien, en ce grand homme, entre l'homme public et rhonune privé. — Ordonnance de l'abbé de Clteaux pour qu'on distribuAt des aumônes tous les jours, i Royaiunont. — Baronnie de Roupi, près Saint-Quentin, donnée par saint Louis i l'abbaye.— Beau trait de charité de saint Louis à ThApital de Royaumont. — Ses soins pour le frère Léger, lépreux. — Nouvel aspect de l'abbaye de Royaumont.^ Centre de lumière.— Mouvement scientifique des maisons cisterciennes au milieu du treizième siècle. — Antiquité du bourg de Boran. — Vincent de Beauvais, originaire de Boran.— Vinc<9it de BeauvaiSi lecteur du roi, professeur de théologie à Royaumont. — Description de la Salie du chapitre à Royaumont.— Saint Louis s'assied sur de la paille, pour écouter les conférences de la salle capiiulaire.— L'encyclopédie du treizième siècle ou le Spéculum majut de Vincent de Beauvais. — Ce que ce monument littéraire a de commun avec Royaumont. — Agrandissement territorial de Royaumont par les donations des laïques. — Personnages d'Asnières, de Viarmes, Noisy, etc., au treizième siècle. — Donation d'un corps de bâtiment faite par André de Tarente aux messieurs de Royaumont, pour fonder une maison d^études. ... 20r»

M. Joseph Yander Mersch ne fut pas seulement Torganisateur du classement des anciens objets qui avaient formé la richesse matérielle de l'abbaye de Royaumonl; il fut en second lieu Tinstigateur de tout un roouvemeut de sympathies qui se prononça en faveur des ruines du monastère de saint Louis. Royaumont devint, de 1815 à 1860, un centre d'où rayonnèrent des attractions vers une circonférence qui atteignait Précy, Creil, Nello, Chantilly, Boran, Beaumont, Asnières, Luzarches, el même Paris; et ensuite la circonférence répercutait à son tour vers Royaumont des aspirations, des regrets, et des vœux pour la renaissance de l'antique abbaye. De 1815 a 1852, ce fut une société spéciale qui visitait le châtelain de Royaumont. Autre fut la société qui se trouva attirée a Royaumont, de 1832 à 1842, lorsque M. Joseph Yander Mersch eut vendu en 1832 à M. le marquis de Bellissens la maison abbatiale, le parc et le grand potager; Royaumont fut fréquenté par la iine fleur du faubourg Sainl- Cicrmain. À partir de 1842, eut lieu une nouvelle phase: c'était un nouveau monde, une fraction decettcsociêtéuiIn^ ble, spirituelle et scientifique qui, plus initiée aux cho;>e^ de l'art et enveloppée dans ce goût des étudia historique^ dont la passion a gagné le dix-neuvième siècle , contribua puissamment à poser la question de la reconstitution de Pabbaye sur son ancien pied. Action à proximité, action à distance : tel fut le double rayonnement <le^ habitants de Royaumont pendant la période des Vandt r Mersch. On n'a qu'à parcourir autour de Tabbaye un ivrcle géographique, et l'on retrouve l'itinéraire des influovces qui furent mises en jeu pour rendre notoires les ru^ nés de Royaumont, intéressantes par elles-mêmes.

Un des voisins les plus rapprochés de M. Joseph Vai dcr Mersch était le maréchal Moncey, duc de Concglian qui occupait le château de Raillon depuis 1803. On \<*

Page 1