CHARTE
DE l'abBATE DI ROtAUMOKT PAB LE ROI MIKT LODt
Au nom de la três-sainte et indi- In iwmine sancUe et imlividuiB
visible Trinité ; Louis, par la grâce Trinilatis, Amen : Ludovicos, Dei
de Dieu, roi des Français, à tous gratin, Prancorum rex : noverini
présenis et à venir, savoir faisons univorsi prcesenles panier et (u-
que; notre illustre père Louis, roi luri, quod, cum, clane memori»
desFrançais.Jeglorieuseinémoire, Ludovicus, quondam rex Pranco-
nyant ordonné dans son testament rum.illuslrisgenilor noster insuo
de l>âtîr une nouvelle abbaje en testamenlo ordinaverît qiiamdani
rtionneur de Dieu et pour le salut novain abbaliiim ail honorem Dei
de son Sme ; désirant nous confor- prn nnimn; remedio constnien-
mer au vœu que lui a inspiré sa dam. nos ipsius pia vola prosequi
piété et voulant accomplir sa loua- t^upientes et laudabile ejus volenles
ble résolution , du ^ré et du propositum adimplere. de c«isi-
consenlement de ses eiécuteurs lio proborum hominum et volun-
Icstamenlaires, nous avons Jugé à tate et assensu eieculorum ipsius,
propos d'ériger en l'honneur de quamdam abliatiam Gislerciensis
Dieu, de la bienheureuse Vierge ordinis in loeo qui dii ilin Cui-
et di! tous les saints, une abbaye mnnt, quem de cxteru l'.oiiUem
de l'ordre deCiteaux, dans le lieu Monletn decrevimus apyillniiiliim.
dilCuimont, lequel nous avons dé- in lionore Dei et Beatu' M.nia' et
crélé devoir être !t l'avenir appelle omnium sanctorum, diivMims eri-
dunom* de Ro;aumont. Nous avons gendam.Assignavimusaii^iii ilichi'
assigné à ladite abbaye et aux Ahbatiae et Tratribus ibiliiu Ih-o
frères y servant Dieu, à perpétuité servientibus, in purani il ii<T|ie-
pl à litre de pure aumône, le lieu luameteeniosynam, locum ilidum.
sus-nommé, selon qu'il était anlé- sicut quondam clausura p.n'iM citic-
< Guillaume de Nangis parlant de cette abbaye, dit que roi la fonda ■ dans un lieu que l'on nommait Cuimont, et que l'on appeU noynumuni. h cause du nom du roi : jax a régit nomtne nommatur Mont Rrgalis, - dii le texte latio. {À^tula du Tigne {le laiui liouit, \iar Guillaume il'' nani^i!:,
rieurement entouré par la clôture tus erat, et vivarium juxta atum
du parc et le vivier situé auprès, cum suis pertinentiis, ab omni
avec leurs appartenances,avec leurs consuetudine libéra et quieta, et
moulins, libres de toute servitude, molendina dicti loci cum pertinen-
avec leurs droits qui sont tels, que, tiis eorum et dignitate, qiiœ talis
si quelqu'un de ceux qui sont te- est, quod si aliquis illorum qui in
nus de faire moudre auxdits mou- dictis molendinis tenentur molere,
lins, va moudre ailleurs, sa bête de alias iverit ad molendum, summa-
somme avec toute la farine qu'elle rius ad Abbatiam cum farina ad-
porte sera amenée à Fabbaye : Tab- ducelur, et retenta farina, redde-
baye retiendra la farine et alors la tur ei summarius quando require^
bête de somme sera rendue à son tur sine emenda. Aquas quae le-
màître qUand il la redemandera, niunt ad molendina praedicta. et
et sans aucune amende. Pour les prsedictum locum, libéras habeant
eaux qui viennent auxdits moulins a villa quae dicitur Bffolleya usque
et audit lieu, les frères les auront ad Isaram, cum tota piscaria et
pour en jouir et en pleine liberté, justiciis contingentibus. Possunt
depuis le village appelé Molleya etiam dicti fratres alveos aquaruni
(la Morlaye) jusqu'à l'Oise, avec suarum obstruere et relevare ; nec
toute la pêcherie et les droits y sit qui cursum earura intermro-
appartenant. Lesdits frères peu- père vel deviare présumât, vent aussi fermer et relever les canaux des eaux quiieur appartiennent; et que personne n'ait la témérité d'en interrompre ou d'en détourner le cours.
Nous leur donnons aussi le bois Item dedimus eis boscum nosqui nous appartient et qui s'ap- trum qui dicitur Bornesium e( pelleBonfesïtts, par conséquent tout quidquid videlicet in eo habemus ce que nous y possédons ou avons vel habere debemus, liberum omdroit d'y posséder, le tout entière- nino ab onmi consuetudine, in ment libre de toute coutume, dans quo debent contineri trecenta et lequel bois doivent être renfermés duo arpenta ad arpenlum nostrum trois cents deux arpents, selon la et pcrticam nostram, ita quod pomesure de notre arpent et de notre terunt illum claudere, vendere, vel perche, de sorte que les frères extirpare. Item, dedimus illls in pourront le clore, le vendre ou menagio Compendiensi decem mole détruire. Item, nous leur avons dios et duo sextaria et unam roidonné dans notre domaine de nam bladi valentis scxtarium doo- Coiupiégne dix muids et deux bus denariis, sed meliori, ad oienseptiers et une mine de blé va- suram Parisiensem, annuatim red- 'ant deux deniers le septier, mais dendos in crastino Purificationis