‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 52 sur 288 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Naissance et accroissement de Royaumont. — Si les moines Bernardins vinrent représenter une idée dans la contrée. — Les idées qui avaient prévalu avant Royaumont. — L'idée gauloise. — L'idée romaine. — Invasion romaine. — Les voies romaines aux portes de Royaumont. — Diverses opinions. — Derniers campements des Gaulois dans la lorftt de Gamelle. — Les Rellovaques harcelés par les légions de César. — Introduction de ridée chrétienne dans le pays de Cuimont et d'Asnières. — Si les Bernardins de Royaumont personnifièrent avec convenance, au treiziéiiie siède, l'héroïsme de l'idéal évangélique. — Témoignages des contemporains. — Le cardinal Jacques de Vitry. — Le pape Benoît XII. — Le Chapitre général de Citeaux.— Importance du témoignage d'Eudes Rigault.archeTéquede Rouen, au treizième siècle.— Son Regestrum vUitaiionum. — Asnières-sur-Oise et SCS dispositions envers l'ahbaye naissante. — Droit seigneurial de Royaumont. — Fiefs d'Asnières. — Fief de Touteville. —Fief de la Comerie.— L'Estoc de Giboudet. — La ferme de la Briette. — Le Campanat.— L'b^ tel seigneurial d'Asnières. — Fiel de la Victoire-de-Senlis. — D'une atteinte portée, dès le treizième siècle, à l'organisme Cistercien, et dont Royaumont ne pouvait être responsable. — Caractère des habitants d'Asnières, de Yiarmes, Noisy et Boran. — L'état des esprits.

Les constructions de Royaumont ayant commencé en 1227 ou 1228, le personnel du monastère était en fonctions dès 1 229 . Les premiers moines de Royaumont venaient de Citeaux, lieu désert, à cinq lieues de Dijon, couvert de bois épais : on les appellait, pour cela, CAstercims\ ou Bernardins parce que saint Rernard était de l'ordre tle Citeaux. Blanche de Castille et saint Louis, se conformant

* Des religieux de Molesmes qui suivaient la règle de saint Beii<4t, d^ lj<*nédictins par conséquent, s'étaient retirés à Citeaux^ qu'un appelle aiit:. £roit-on, &- cause des ciiemes qu'on y trouva. Saint Robert, saint Êtieni»' de Harding, étaient de ces religieux, fondateurs des Cisterciens; œt onkv produisit saint Bernard au douzième siècle, et l'on nomma indifféremiiM^'cos religieux Cisterciens ou Bernardins.

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