LIVRE TREIZIÈME. 40S
vues sur l'avenir du calholicisiue eu France et eu Europe. Mais il s*agissait d'un fait plus sérieux que celui de la tenue des livres ; il fallait tenir compte du mouvement de ropinîon. S*ï\ est difficile de déterminer d'où part l'impul-
sion première, par laquelle si; forme le courant do Tupinion publique, el quelque impubhiljililé qu'il y eût à signaler les diverses causes générales et particulières qui donnèrent le branle m% préoccupations générales du dixhuitième siècle, i! n'en était pas moins visible toutefois qu'un souffle uniforme se faisait sentir, que les habitudes de la liberlé anglaise, jointes à Tiulrodu lion du déisme britannique, qui se résolvait en France en véritable scepticisme» devenaient dominantes dans notre société. Or les grands rouages de la machine publique ont lou> jours de la solidarité entre eux, et il paraît que le temps é(;iit venu pour que la religion dût pûlir à cause des mécQuciptes de là politique. La France s'engageait dans un mouvement qui était la crise de la sécularisation. C'est que le terrain avait été préparé pour cela par la réaction que provoqua dans les esprits la triste fin du règne de Louis XIV. Les excès de la force arbitraire expiés par les revers et les désastres ; la misère du peuple résultant de l'abus de la guerre; la révocation de l'édit de Nantes, me%
de deux génisses, lûô 1. — Le '28, un bonnet de nuit jmur doin Àu^u^lin, 3 L 15 s. — Le S9» un cheval noir de selle, 105 I.; deui codions maigres, 451. »
On remarque encore dans ce livre de dépenî^es, les notes suivantes : « Le 10 iiovL'inbre 1750,.., payé à M. l'abbé de la IMétê, visiteur, 1,, et k son gar(;on, â 1. — Le 18..., pour vestiaire, peaux de mouton, paire de bas. moucboin, 33 1. 10 s. ^ A la fin de décembre 1750, on voit différentsmémoires, du cordier, du cordonnier, des domestiques, de l'organiste, du bourrelier, du charron, du barbier, du plâtrier, du jardinier, etc. A l'article du hoiicher, il y a, son*; la rubrique du mot infirmerie: « Payé au Ik)ucher.pour Un de payement de 1 année 1750, 525 1.; mémoirtî pour vesUairc, 95SI.; item,, pour cbaudronnier, 101 L; H,, pour Tépicier, 5491.; U.^ réparation, bâtiment des hôtes, 552 1,; /7., cordonnier, 155 l.; t/., barbier, 100 1.; l'organiste, 6 mois (M. Landru), 150 1.; if I>arron, 199 1.; it., basse-cour, 2081.; /7., jardinier, 150 1.; t/., l'ouvrier boulaojfer, 120 l i> On lit, pour l annéc 1751 :
« Le 31 mai 1751 , les NN. de Royaumont dépensent S03 livres pour des
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sure d'unilé iutelleclueUe et religieuse qu'on avait regardée comme une cpnsèquence deTunité administrative et territoriale de la France; ces diverses causes ayant
soulevîî Topinion, les philosophes se trouvèrent devant l'esprit public comme devaut une terre malléable disposée a se laisser pétrir. Et quand vint le long règne de Louis XV) long prolongement de lorgie* il était presque inévitable qu'il ne se développât point dans l'opinion un de ces grands courants de sentiment et d'idée tellement impétueux, qu'ils produisent les tempêtes dévastatrices. 11 Y avait à rétlèchir à Uoyaumont sur la logique de§ idées el des faits.
Voltaire, éminemment Français par son incomparable esprit, était pour l'idée un écho d'Angleterre ; il natura-
lisait eu France Locke, Collius, Chubh, Tiiuial, Blouul, Boliugbroke et Cherbury, c'esl-à-dire le déisme. Lorsque Voltaire répétait à satiété que Vidée de la justice a sa source dam notre raison^ que nous avons en nous le germe de la morale, il posait les premières assises de la sécularisation; il indiquait un premier appoint pour l'odieuse entreprise de constituer Tordre social sur la terre sans l'aire appel aux idées chrétiennes, et avant tout à l'idée de Dieu et d'une vie future. Comment veut-on que la parole
glaces, mises aux chambres des hôtes, au rez-de-chaussëc. — Le 4 juin, ils payent 50 l. pour gazettes et journaux des six premiers mois de l'année. — Le 8, ils payent 300 1: pour frais de. réparation au charpentier ; également ils payent 600 1, pour la pension et le voyage de dom Beaugrand. — Le 25 juillet 1751, il y a 672 1. d'huile, pris chei l'épicier. — Le 5 sfptembre 1751, on paye 200 1. pour la moisson et Téplucbage des grains des terres de Royaumont.— Le 8 septembre 1151, on paye 150 1. pour eumànet^ faites par dom Prieur, sur l'ordre de Mgr de Clteaui. — Le 29 octobre, payé 570 1. pour les décimes, terme de février 1751. Voici encore un ciat de dépenses, pour l'année 1758, à Kovîniniont : « Décimes, 80 1.: gratifications, aumônes, 81 1.; vestiaire des religieux, 84 1.; étoffes. 90 1.; couturière, 94 i. ; irin, 98 1.; viande, 102 1.; sel, 106 1.; épiceries, 108 1.; poisson d eau douce, 1141.; marée fraîche, 1201.; saline, 128 l; voyages, 154 I.; salaires des avocats, procureurs, 140 1.; sacristie, 146 1.; por^ de lettres, 150 1.; infirmerie, 1541.; desserts, 158 l.; meubles, 160 L; écurie, 108 i.; maçon, 166 1.; charpentes, 172 1.; bibliothèque, 116 L; rrats de moisson, 107 1.; pension du frère Du Carroy au collège, 180 1.