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et mausolées qui y sont placés et les cendres qu'ils renferment
. « En conséquence, il sera délivré au dît sieur commis* saîre une expédition de la lettre des comités réunis d'administration occlésiaslique, et d'aliénation des biens nationaux ; et le procureur syndic écrira à radjudicataire de Téglise et manse abbatiale de Royaumont, et au gardien des effets qui y sont restés en réserve, pour qu'ils soient instruits de l'arrivée du dit sieur commissaire, et que les lieux lui soient ouverts. »
L'examen de dom Poirier pour les cercueils des enfants de saint Louis, fut consigné dans un procès-verbal : «Nous avons reconnu, disait le représentant du comité, que le premier tombeau, le plus prés du grand autel, ducété de répitre, était celui de Louis, fils ainé de saint Louis, mort en 1259 ; que le second tombeau, du même côté, d'après la comparaison des témoignages historiques et du monument existant , pnraît être celui de Philippe, dit Dagobert, septième fils de Louis YIIl et frère de saint Louis, né en 1222. Du côté de Févangile, le premier tombeau le plus près du sanctuaire, a été reconnu pour être celui de Louis, fils de Pierre, comte d'Alençon, fils de saint Louis, âgé d'un an ; et en même temps, celui de son frère puîné, mort à quatorze mois; le second tombeau, du même cété, a été reconnu pour être celui de Ote, fils de Philippe d'Artois, mort en i29i ; le troisième tombeau du même côté était celui de Jean, fils de saint Louis, mort en bas îige, le 10 mars 1247; le quatrième tombeau du même coté s'est trouvé Lire celui de Blanche, fille ainéede saint Louis, né en 1240, morte en 1245. »
11 fut procédé ensuite à Fouverture de ces tombeaux, sous l'inspection de dom Poirier. Dans le premier tombeau du côté de l'épîlre, qui était celui du prince Louis de Franc^, on trouva des débris d'un cercueil de plomb, pa-
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raissant avoir environ 5 pieds, dans lequel étaient quelques ' débris d'ossements qu^on recueillit avec un soin respectueux. L'ouverture du deuxième tombeau du même cdté
amena la découverte d'un squelette pariai tcrnent conserve presque en lolalité, excepté dans les parties inférieures, qui étaient presque entièrement détruites ; c'était le cercueil de Philippe, dit Dagobert, cercueil en plomb, ayant 5 pieds 2 pouces de long et 1 pied de haut; le des^ sus et le dessous étaient rongés de vétusté.
Le cercueil de la princesse Blanche fut trouvé enfoncé par le dessus; il était dans le quatrième toinijeau du C()lé de l'évangile. Ce cercueil en plomb avait une longueur de â pieds 4 pouces, une largeur de 10 pouces et demi et 9 pouces de profondeur; on rapportait la dépression qu'avait subie ce cercueil, à Tépoque où des travaux de iH^pa- ration Furent faits à l'église do Uowiuinont , en 4765. Lorsqu'un eut débarrassé avec précaution ce cercueil des terres et des décombres dont il était rempli, dom Poirier recueillit quelques restes d'ossements qui subsistaient encore, • notamment le crflne. L'ouverture du troisième tombeau du même côté, qui renfermait le prince Jean, donna le meilleur résultat. Le squelette du prince Jean était an son entier; le cercueil de plomb n'avait été aucunement endommagé. Ses dimensions étaient 3 pieds et demi de long, sur 1 pied de large à l'endroit, des épaules; 7 pouces aux pieds et à la tête, et environ 6 pouces de profondeur à la téte et 3 aux pieds. Pour les autres tombeaux du même cùlé de l'évangile, dans ceux du prince Louis, lils de Pierre d'Alençon et de son frère puîné, et dans celui du prince Ote, on ne trouva que des débris de planches pourries, avec quelques ossements, mais sans aucun vestige de cercueil de plomb.
Tel fut le résultat de l'inspection faite par dom Poirier, au nom du ( 'Hiiité d'aliénation des biens nationaux, en , présence des municipaux d'Asniéres et de Frauçois-Louis