‹ Histoire de Russie, d'après les chroniques nationalesChapitre 20 sur 24 · MOEURS ET USAGES DES RUSSES AU XIX* 8UÈCLB · texte numérisé non relu

MOEURS ET USAGES DES RUSSES AU XIX* 8UÈCLB

Atant de clore ce petit résumé, nous devons jeter un dernier regard sur l'état moral et la dTilisation delà Russie au dix-neuyième siècle. Et d'abord répétons ici ce que nous avons déjà dit autre part : qu'il n'y a point de peuple sur lequel on ait débité plus de faussetés, d'impertinences et d'absurdités. Pour jeter de l'odieux ou du ridicule sur les Russes , on a tout faussé , tout dénaturé : l'histoire et les mœurs , le pays et la nation , les hommes et les choses. Il se* rait temps de faire justice de toutes ces décla» mations , et de présenter enfin la Russie sous son véritable jour. L'espace et les moyens nous manquent pour cette œuvre de raison. Mous sommes contraints de nous en tenir à des généralités : un autre achèvera la tâche.

La nation russe se divise en quatre classes : la noblesse , le clergé , labourgeosie, le peuple.

Nul sujet russe ne peut se soustraire au pouvoir illimité qu'a sur lui le souverain : pouvoir que les tiars possèdent depuis un temps immémorial. Cependant il n'y a pas de peuple en Europe qui vénère davantage le nom de se»

prince, et qui lui soit plus attaché. On a beaucoup écrit au sujet de l'influence qa'eierça- le jrègne dePierre-le-Grand sur la Russie, etbeaii«

coup de gens on dit avec amertame que les loi» et les innoyations de ce prince n*ont senri qa*à Joindre les Tices des autres pations à ceux que les Russes ayaient déjà , sans améliorer le moins dn monde leur moralitë. J'ayouerai volontiers que si l'on était aux gentilshommes russes l'u» sage des langue» et des modes étrangères, laeonnaissance des arts et de la littérature , les cartes, les ameublemens de luxe et les fatilité8> sans nombre que notre commerce leur ont yalo pour leur rendre les haut» bonnet», la barbe r les longues robes et le» habitude» toutes mos^ ooyites du seiiième siècle, on pourrait les ren*dre à leur yéritable caractère. Qu'en résulte» rait-il? Beaucoup d'honneur pour les Russes , un peu de honte pour les étrangers , puisqu'on ayoue que notre ciyilisation ne leur a yaln que des vices et des- ridicnles. Au surplus, je la. répète y ce» reproche» sont pour la plupart In* justes et dénués de fondement. On a généralise de» exception», et pni» l'on a dit : Voilà le» Ru»ses!

Jfobksse, —Elle est divisée en qnatonecla»- »e» toutes assimilées pour le rang et la eonsi* dération à certain» grade» militaire»: ainai , le» gentilhomme de la première clasae a le rang de feld-oiaréchal, tandis que le noble de la. quatorzième n'a que celai de simple enseigne.

Le» haute» daase», en Russie , exercent gra»* dament le» devoir» de l*hesplt ati té ; le goût de»

arts et des lettres est de bonne keure inspiré aux jeunes gens des deux sexes. Chaque seigneur opulent a sa bibliothèque et son musée. Le gentilhomme russe a pour premier défaut un sentiment qui lui lait honneur : c'est un excessif orgueil national, qui le porte à mépriser toutes les autres nations : cela s'appelle chez lui patriotisme; et ce patriotisme est Trai, prftfondy exclusif. Présomptueux par caractère; le jeune, noble est doué d'une finesse d'esprit et d'un singulier talent pour médire, railler et saisir le côté ridicule des gens. Léger, inconséquent, beau4isettr, il est impatient, volage et f riyole , non point comme un Français d'aujourd'hui auquel on l'a parfois comparé, mais comme un vicomte , un marquis de Molière. Ses affections sont vives, mais peu profondes; il a de» amitiés d'un mois» des haines de huit jours. Serviable , hospitalier , rempli de formes obséquieuses et prévenantes, il laisse trop t6t, peutêtre, échapper que dans l'intérêt qu'il vous témoigne, il entre autant d'amour-propre et d'ostentation nationale que de véritable besoin d'être utile. U est actif, remuant, aime la chasse, les chevaux» les équipages, la guerre, les longs voyages, le changement, le bruit, le luxe et réclat. A la cour, chez des supérieurs , le Russe gentilhomme est humble , souple, respectueux et craintif; il tremble, il balbutie au moindre signe de mécontentement de son chef. La

faveur est Taatel où sa fierté yient sacrifier. Rentré chez lui , le boyard se dédommage avec usure de cette contrainte sur une foule de subordonnés quMl traite selon ses caprices, en despote, en bon maître, suiyant Timpression qu'il a rapportée de la cour.

Clergé. — Nous avons vu, dans le courant de cette histoire que Féglise russe avait autrefois pour chef un patriarche , dignité que Pierrele-Grand crut devoir abolir pour y substituer un corps appelé le Saint-Synode , qui prête serment entre les mains du souverain. Depuis, les biens immenses du clergé furent remis au gouvernement qui fournit seul à Tentretien des ecclésiastiques.

Le haut clergé se distingue en Russie par des mœurs austères , une instruction profonde et de grandes vertus. Le bas clergé est pauvre, ignorant, livré à l'intempérance, et Jouissant de peu de considération.

La religion catholique-grecque , que professent les Russes, diffère en peu de points de réglise catholique - romaine. Voici les principaux :

Ils ne croient point que le Saint-Esprit procède en même temps du père et du fils.

Us communient sous les deux espèces : arec du pain bis, du vin et de Veau mêlés ensemble.

Les enfans participent dès Tâge le plus tendre & la communion.

tu ne prêchent pas.

tb rebaptisent tous ceux qui ne sont pas nâ dans leur religion.

Ils permettent le diyorce.

La musique est bannie des églises.

Ils rejettent les dix commandemens, et portent jusqu*à ridolâtrîe le culte des images.»

En général , on reproche au peuple russe une dévotion extérieure et toute d'ostentation : sa superstition est également l'objet du blâme des étrangers. Mais au milieu de tout cela, cha»

cun doit rendre honneur à la protection que le gouTemeraent accorde à toutes les religions, et louer la tolérance du peuple , qui souffre un mahométan , un arménien , un catholique, sans lui marquer aversion ni mépris. Chacun en Russie jouit librement de Texercice de son culte , et nul n'est inquiété pour ses opinions religieuses ; seulement un étranger qui afficherait l'athéisme ou même une indifférence marquée pour tous les cultes , y deviendrait l'objet de la défiance ou de la pitié.

Bourgeoisie, — Elle ne se compose guère que des marchands ; ils remplissent l'espace immense qui sépare le gentilhomme du paysan , et se trouvent divisés en trois guildes ou sortes de patentes. Ceux de la première guildc doivent déclarer un capital de 60,000 roubles ( l'impêt se prélève à raison de 4 3/4 pour cent du capital annoncé, pour les trois guildes sans distinc-

tioa) ; les marchands de cette classe possèdent des terres et des paysans : ils peuvent, à prix d'argent , s*affranchir du service militaire. Ils ont le droit de faire le commerce dans l'empire et au-dehors , d'importer et d'exporter ; de créer des fabriques, etc.

Ceux de la seconde guilde déclarent 20,000 roubles , et ne peuvent trafiquer que dans Tin* térienr de la Russie. Ceux de la troisième, dont le capital ne peut être moindre de 8,000 roubles, ne peuvent faire le commerce que dans l'arrondissement qulls habitent. — C'est dans la classe de la bourgeoisie que se rangent encore les artistes , les médecins , les avocats , les gens de métier , les artisans de toute espèce. .

Les marchands des trois guildes , mais surtout ceux de la deuxième et de la troisième, ont conservé les mœurs , les usages et le costume des anciens Russes. T^t^fois , la perspicacité , l'astuce et l'amour du gain sont les principaux traits de leur caractèrç. Pierre-le-Grand , qui connaissait parfaitement les marchands de son empire, disait, en parlant des Juifs qui demandaient à être reçus en Russie comme les autres ^ étrangers : « Et que veulent- ils faire chez nous? mes barbus en savent plus long qu'eux!»

Peuple, — Le peuple russe est humble, serviable, hospitalier. Sans cesse attentif à vous être utile, quelques mots lui suffisent pour qu'il devine vos ordres et qu'il se hâte de les

tUmflïfyitèlÈûié «t«b iKMbiRvê, rit 91» t et tH^Ve Mttvent ; ^«sifeot» piqUaiib U pà4ae IF l^fnjttréy êasff ]aHÉI«b ètt vdniv ouk cmips. d'iktoé pd&teâM tMMMiYtsdaniiiestekitioli» httrâûéneà:, êite^nnr»titkm ««fepleilie âelUnoMteB MNïttieadél^ qii'iûiil trouvé Taréinéiit â«D8 cdte d«« ^» Syi^ dUMe élévéew Beiix paysan» qUi s'abordent, se découvrent et s'embrassent; kur teilArèii^ est expressiTe^d^ntiéceasée^ toute n^ttknéUe ; ûsmè llTresse :stt#feout» le Ruatt n'a plus^'enaenil; il foule aux pieds et ka aouciis et 'la rancunët-^Soli adresse. 'et son aptit«de le Rendent propre à tous les métiers, sans autre iustrument que -la hache, il se fttl b^heron, ch^rpteutter, Hienuisier, archi* tecteii il est lui-némc «oh éordounier, sou tailleur et son chapenier» — D'un caractère na* tufcllement timide, indolent et peureux^ le Ruâae, à TexhortatioD d'un supérieur, au défi d'm camarade , aux railleries d'une femme , défient entreprenant ^ actif , plein d'intr^idité, d'oubli do lui-même. S'il s'a^t d'un danger à courh'./l'ttn péril imminent, d'une mort presque iné?itable, il baise sa reliqu&y fait le signe de la ccoix et se préei^ite an milieu des flammes, dans un torrent ou sous les coups meortiera d'un ennemi puis* sant. — k ces précieuses qualités, le pajsan joint quelques défauts graves. U est ivrogne et sujet au mensonge, et dès qu'il i^ndoune se»

cbimps poar la tiliey il dcrient iMiranenx» cupide et fort enclin «a toU On peat loi reprocher hardiment ses friponneries sans qull essaie de se jnstifler : il commence par rire et répondre : « Je croyais que yous ne le Tcrriei pas ! » puis il s'humilie, se prosterne, se roule à terre en s'écriuit : Je suis fautif! Je suis fautif! »

De la condition des femmes» — Autrefois les femmes avaient un costume spécial, déterminé, qu'elles ne pouyaient modifier ; la société des hommes leur était interdite : seu> lement lorsqu'un mari recerait, il faisait pa^ raitre un instant sa moitié, qui, accompagnée de ses suivantes , Tenait saluer les conTÎTCS et leur offrir à chacun un yerre de liqueur forte. — Pierre -le • Grand changea ces vieilles mœurs en y substituant les manières françaises. Au surplus, on a long^temps dit et propagé que la f^nme rasse, esclave soumise, aimait à être battue de son mari : c'est un conte ridicule qui n'a pu trouver d'appui que chez des gens d'une excessite crédulité. — La femme mariée jouit de grandes libertés et de certains avantages qui lui sont refusés dans le reste* de l'Europe : elle peut disposer , à l'insu de son mari , de tout le bien qu'elle a apporté en mariage ; elle est héritière dé la septième partie de la fortune de celui-ci , s'il ne lui fait point d'autre donation ou douaire; sa dot lui r^te

après le décès de répovx, et les héritiers sont tenus de lui en faire compte^dans le cas mémt où cette dot se trouverait absorbée par les charges de la communauté.

It existe dans la plupart des yiUes de Russie des instituts» des couTens et des pensionnats pour les Jeunes filles nobles : les langues étran* gères , l*histoire , la géographie , les mathématiques, le dessin, les travaux de raiguille, la musique et la danse , tels sont les objets constans des études. — Quant aux filles du peuple, réducation est habituellement fort négligée. — Les femmes, en Russie, ont une physionomie originale et qui permet de les distinguer des étrangères; il y a de la mobilité dans leurs traits, de la finesse dans leur regard , de Fexpression dans leur voix. Les paysannes ont conservé le costume national , quoiqu'il ne sojt nî gracieux ni commode.

Forces physiques de la Russie, — Cet immense empire est situé de manière qu'il ne peut être attaqué par mer avec succès , quand toutes les flottes de l'Europe se combineraient * d*un autre côté, tant que l'armée de terre sera sur un bon pied, l'invasion de ses provinces ne peut qu'être momentanée, T ennemi devant toujours tomber à la merci des Russes par la rigueur du climat qui, l'hiver, interrompt toute communication de mer.

Les troupes sont constamment entretenues

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sur le pied de guerre,, organisées^ et tenues comme pour marcher au combat : les diyers corps qui composent chaque armée sont munis de leur matériel d'artillerie et d'administration de manière à pouvoir entrer en campagne aussitôt l'ordre reçu. On peut évaluer le chiffre de la totalité des forces militaires à ôOO»000 hommes qui, au besoin, seraient secondés par les corps irréguliers des hordes soumises à la domination russe.

La tenue actuelle des troupes est remarquable par son uniformité, par l'élégance et la commodité du costume, par la forme et la lé»

gèreté du fourniment. — Le soldat russe passe yingt-cinq ans au service, sans goûter d'autres distractions que celles du corps-de-garde ou du bivouac ; ses travaux et ses exercices sont multipliés et violens , l'excessive sévérité des chefs achève de rendre son sort aussi pénible que fatigant. D'un autre côté, l'administration veille à ses besoins : chaque caserne a son quartier pour les soldats mariés, et là vivent les époux comme s'ils étaient chez eux.— En devenant soldat , le paysan russe cesse d'être serf pour appartenir à la couronne; ses enfans cent élevés avec soin dans des écoles attachées aux régimens, et restent enrôlés sous les drapeaux.

Iditératurc—Le goût des lettres s'est rapidement propagé parmi les Russes. Dépourvue

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loDg^ewpsd'^crifJttiiseld'imeiîttérttttrfltéÊlIemwt .B4itiQiiiile9 <m a. t». sùbiteiiiieiit cette langue s'^ttrer, s'emieblir, pi-endre si» fvùg pariai lea bnigaea les piqsilettrées , et se prêt ixr è toutes les créations, à tous les genres* nepttJB Catberioe II surtout, elle gvandit et se perfectionne arec cette nudité , qiite force Û0 vie qu'on remarque dans la Tégétatien d« fays, à répoque du renouTellement de la sirison. Au nombre des auteurs les plus remarquables du dix-huitième siècle, nous citerons le prince Kantémir, auteur de satires estl»

inéeSy d'un poème épique, la Peiréide, de plusieurs autres ouyrages , et d'un grand nombre de traductions. — Le fameux arcberéqne de KoTgorod , Théophane Prokopovitcb , polygraphe, auquel la Russie doit plus que de bons liTre8.-~L'uniTersel Lomonossof, fils d'un marchand de poissons. — Le poète Soumorokof, qui prit Racine pour modèle, et sut enrichir son pays d'un théâtre national. — Le professeur Krachéninikof , aussi savant philologue qu'habile naturaliste. — L'archeréque de Moscou , l'infortuné Ambroise , non moins célèbre par ses travaux littéraires que par ses vertus et sa déplorable fin]*— Le comte Schouvaloff, l'ami de Laharpe et de Voltaire. — Le prince Scherbatoff et le conseiller TatischefP, deux des plus savans historiens de Russie.

^âniii les femmes qui , dans le dertrief sièele ont brillé par leurs trayaox littéraires, nous dteroQS d'abord la grande Catherine, dont les liFoductions ne sont pas sans mérite ; la prinr cesse Daschkoff, si remarquable par son caractère et sa conduite politique; madame Kéraskof , Tune des muses du poète Soumorokoff ; la princesse Onrousoff , dont les poésies légères ont conservé leur place dans la bibliothèque des hommes de goût. - Nous ne parlerons pas des auteurs yivans, ni des progrès de la litté« i:atttre depuis yingt ans. Tout le monde sait que la Russie a peu de chose à enrier aujour* d'hui aux littératures européennes les plus a^ créditées.

Les bibliothèques impériales de Pétersbourg et de Moscou sont assez riches en livres étrangers ; mais ce qui les distingue surtout , c'est le grand nombre de manuscrits russes, slavona, polonais et orientaux. On y voit surtout avec intérêt quelques ouvrages autographes de la princesse Sophie» sœur de Pierre 1^. Les bibliothèques de Voltaire» de Diderot et de Galiani excitent également, à Pétersbourg, Tattention de^ curieux. — Des théâtres, des musées, des monumens somptueux , des églises et des cathédrales d'un style ravissant et capricieux, d'une architecture merveilleuse et hardie; des hospices et des établissemens nombreux de bienfaisance et de philantropie attestent de

tonte part le goftt, la piété» la richesse et la puissance des descendaus des Scythes et des Sarmates, qui marchent à grands pas à la conquête de Tayenir, et semblent deyoir, ayant peuj deyancer la ciyilisation européenne, dont il leur a fallu subir le joug.

Nous finirons ce chapitre en citant quelques-uns des proyerbes russes les plus remarquable» par l'originalité et leur empreinte moscoyite. Les proyerbes peignent mieux que toutes les plus belles phrases les mœurs et le caractèra des peuples (a).

— » L'hiyer arriyé, tout le monde se couche sur le four.

— » Le tombeau redresse un bossu , et le bâton un têtu.

— » Si deux personnes mangent ensemble , c'est le plus effronté qui ayale tout.

— » Le poisson est k bon marché , quand un autre le paie.

— » La yache pour ayoir une longue queut n'en parle pas mieux.

— » Les petites aiguilles font les plus fortes piqûres.

— » Le knout n'est pas un ange, mais il apprend à dire la yérité.

[a) La langue russe a près de 5,ooo prorerbes, qui soot pour la plupart divises en deux parties, et terminas par des rimes. On en trouve le recueil ^ la bibliothèque du roi.

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' — » On boit le kwas qastûà on tebt, et lliydfomel qaând on petit.

— » Un rat dans un sac de blé est céinmè le toiétode dans son district.

' ' — Il A branches fortes, haches aiguisées.

-- » Ne mangez pas de cerises dans là société d*ntt boyard, il tous crève lès yeux avec les noyaux.

— » Le piéton ne peut être ramî du cavalier.

^ » Le sommeil est plus cher que père et

mère.

— » Les mœurs d'un Mougik s'allient parfois à îa fierté du boyard.

— » Point de bonnes fêtes sans folies.

'-^ » La eolère du tzar est l'ambassadeur de

la mort.

r .^ 9 Dieu est bien haut, et le tnr est loin.

-^ » Quand le patriarche est affamé^ il- vole tout comme un autre.

~- » Le pou le plus adroit- tombe sous le peigne.

— » Vous avez beau faire votre reqmélc 4 Toctia» il faut aller chercher la justice à Moscou.

— » A Dieu la gloire, au prêtre la chandelle, etc., etc.

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