‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-Grand (volume 2)Chapitre 130 sur 189 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

CEPE]^DA^'T, tout est courbé, tout est écrasé sans retour au pied de ce trône sur lequel suffisent, après lui, un moribond et un enfiint en bas âge : l'un est Fœdor ; l'autre , Dmitry : tous deux sont ses fils. Il est \rai qu'un premier ministre , qu'un fils de Tatar , que Boris Godounof enfin, qui gouverne pour le premier, se défait du second , et succède à son maître.

Car ce n'est point à la noblesse , c'est au ministre seul qu'il faut attribuer cette révolution qui éteignit la race d'Iwan dans son successeur. Ce ne fut pas une révolution , mais une intrigue de cour, comme celles de Constanlinople au temps du Bas-Empire.

Iwan ne vit pas que ce qui l'avait préservé pendant sa minorité , était l'existence de la liante noblesse. Si Schouïsky, l'oppresseur de son enfance , n'avait pas craint des prétentions égales aux siennes, il se serait fait couronner. En nivelant tout, autour de lui, Iwan renversa tout ce

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