CHAPITRE IV. 3o
même que de la fin de ce quatorzième siècle ; jusque-là , des sobriquets et des surnoms seuls distinguaient.
Mais dès que la réunion de jMoscou à Vladimir, l'appui du clergé, celui des Taiars, le nouvel ordre de succession , la longue durée et l'esprit des règnes des premiers princes de Moscou , et l'introduction des armes à feu ( iSSq), arme du plus riche, eurent composé une force centrale et souveraine, ce pouvoir attira les yeux de tous les faibles; les nobles, pour échapper aux Tatars, à la tyrannie de leurs princes et à l'amovibilité de leurs places et de leurs fortunes, se rallièrent à cette puissance , et l'augmentèrent encore. C'est ainsi que, peu à peu , les nobles, vassaux des petits princes , les abandonnèrent , devinrent tous vassaux du Grand-prince , et qu'il n'y eut plus en Russie qu'une souveraineté.
Comme les Grands-princes craignirent encore long-temps leurs parens , ils leur préférèrent les nobles et les princes tatars convertis ; il en résulta que, vers la fin du règne d'Iwan III , il ne fut plus question que des nobles seulement, qui commencèrent à devenir puissans par tant de préférences , par leur mélange avec les pe-
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tits princes déchus, et par le besoin qu'on avait d'eux.
Ainsi , après s'être élevés l'un par l'autre, le Grand-prince et la noblesse restèrent seuls en présence. JNous venons de voir, dans la quatrième période de l'histoire russe , par quelle elfrovable victoire, les Grands-princes sortirent encore triomphans de cette dernière lutte.
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