‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-Grand (volume 2)Chapitre 37 sur 189 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

n'a aucun droit sur la succession d'un Boyard ou d'un officier de sa garde ; ce qui devait bientôt produire une noblesse exclusivement propriétaire.

Ce code n'indique, selon Raramsin, ni peine corporelle ( si ce n'est l'esclavage qui les comprend toutes ), ni différence dans la composition ou l'amende entre le Varègue et le Slave. Mais d'abord le code d'Iaroslaf ne fut promulgué qu'après la fusion de ces deux peuples ; et puis, comme il paraît que les gardes des princes étaient surtout composées de Varègues , on voit , par les première et trentième lois , qu'ils ne manquaient pas de privilèges.

La seizième loi ' Ye^eXe maximum dece qu'un propriétaire ou de ce qu'un possesseur, soit de fîef, soit d'aleu, peut exiger par semaine et par jour , de ses fermiers ; car le paysan n'était pas serf alors, mais métayer.

Dans les différentes versions de ces lois, on ne trouve point de traces d'impôts. L'audacieux refus d'Iaroslaf au grand Vladimir , son père,

1 Traduction de Leclerc; il l'attribue ù Tsiaslaf, fils diaroslaf et son succcàseur.

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est la seule preuve que les apanages devaient un tribut à la Grande-principauté. Du reste , on ne voit même pas que les lîefs et propriétés payassent d'impôts au Grand - prince ; le seigneur ou propriétaire paraît avoir eu , sur ses possessions, les mêmes droits de péage et de tribut que le prince sur son domaine.

Tout ce qui n'était pas apanage, fief ou propriété privée , était au souverain. Le Grandprince, comme le seigneur, vivait des amendes qu'imposait sa justice , et du revenu ou du tribut de ses terres ; ce tribut se payait , comme à présent celui de Sibérie, en nature où il n'y avait que la nature, en argent où le commerce avec Cberson, Byzance et Wineltes, avait introduit l'argent *.

On dit ici tribut , au lieu de revenu ; car tout ceci sentait la conquête.

Il semble que la seule marque de sujétion du seigneur sous ce rapport , et ce qu'on peut bien appeler impôt, était le sei*\ice militaire ,

I Karamsin dit qu'il fut frappé de la monnaie à Rief , du temps d'Iaroslaf , et à sou effigie. V. aussi Weydcmevcr.

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