CHAPITRE I. D
mer ; secondement , dans le peu d'élévation de la chaîne qui sépare leurs versans nord et sud , élévation insuffisante pour abriter des vents du pôle , la Russie d'Europe.
Là pourtant , sont les points de partage de ses plus grands fleuves , de la Dwina et du Dnieper, du Volga et de la Dwina septentrionale.
La trace incertaine et douteuse de ces sommités, passe à Valdaï qui leur a donné son nom ; on l'entrevoit encore entre Vologda et laroslaf ; elle marque , dans plusieurs de ses parties , le commencement de la région froide.
C'est de leur plateau marécageux , et de ces collines insignifiantes , que glissent et s'écoulent lentement les eaux de la Pcussie européenne, dans ses mers du nord , du nord-ouest et du sud.
Toutefois , les trois climats russes , jusqu'à Olonetz , favorisent ou permettent la maturité de la plupart des grains de première nécessité , et de beaucoup d'autres. Le sol y présente , au midi, du miel, des fruits de toute espèce, du sel, et surtout de riches pâturages qui s'étendent dans la région tempérée ; le nord même a les siens, et tous sont couverts d'innombrables
LITRE r.
troupeaux d'animaux de toute espèce , depuis le chameau jusqu'à la renne.
Des forets impénétrables d'arbres de plusieurs essences , dans la région mitovenne et dans celle du sud; de bouleaux et darbres résineux , dans la partie septentrionale, sont peuplées de gibier , et au nord, d'animaux couverts de riches fourrures.
Bordé par plusieurs mers, couvert de lacs vers le nord-ouest , sillonné de rivières profondes qui, par de faciles canaux , réunissent par trois communications , les mers du nord aux mers du sud, ce vaste pays abonde, comme la Sibérie , en monstres marins et en poissons de toute espèce.
Enfin , da nord au sud , le grand Oural ouvre à tous les besoins , à toutes les passions des Russes , ses inépuisables mines de fer, de cuivre , et quelques unes de platine, d'argent , et même d'or '.
» D'après le journal russe des Mines de i825 , et les Annales patrioticjues de 1826 , les mines de l'Oural ont produit, de 1818 à 1824 , en six ans et demi, trois millions cinq cent soixante-sept mille deux cent dix-