LIVRE SEPTIEME
t CHAPITRE I.
Les grands eux-mêmes ont refusé la couronne à riiïibécillité dlwan, second fils d'Alexis ; ils Tout donnée ' à Pierre P% son frère d'un second lit.
Toutefois , ce n'est point par une pente si douce que le sort conduit les grands hommes; le malheur réclame Teiifaiice de celui-ci. A l'aide d'une révolte des sti clitz , Sophie sa sœur, mais du même lit fju'Iwan , fait rendre k cet Iwan un sceptre qu'elle espcrc tenir avec son favori Golitzin, pendant Té ter ti elle enfance de ce prince imbéciUe.
Pierre n a que dix ans, et déjà il semble être perdu poui' la Russie : la sédition avec toutes ses fureurs Tenvironne. Sa mère n'a pu d'abord l'en prësener qu'en l'emportant dans ses bras pendant soixante verstes ' ; mais les strélitz , révoltés , suivent sa trace. Déjà , elle peut entendre leurs hm^emens et le truit de leurs pas, qui se rapprochent; enfin, ils se précipitent, après elle,
' F. pour Fâvéuement de PieireJe-Grand, Stcherbatof, Muller, Pbéophane* — Les notes savantes de MM. Depping; et Lévesqae, que Leclerc contredit, mais sans citer d^autorités suffisantes.