CHAPITRE I
remplir ies plus pénibles devoirs : fl a ^téiamlspur^ puis soldat , enfin 'offidier y et ce xtest point une forme vsûne ; lui-même , dans i^ie brouette faite de ses makis ^ a cfaariié la ten?e jdes nstrancheoiens qu'il a exquises; çt lui-mémâ encore^ jcomme les moindres soldats y veille à son tom* pour les garder.
Il veut honorer cette campre^ y laisser 1^ trace des pas d'un souverain fortement empreinte , pour y servir de régolateur k ceux qu'il appelle à le suivre ; puis y donnant enqpre un plus grand exemple dans les intervalles de son service , il s'attache à rétufde de la langue allemande et des matisématiques , se reposai de^ fatigues du eorps par celies de l'esprit, et se fosmant ainsi à la vie des àérps.
Dé^y par cette étude opiniâtre des principes de la science de la gu^erre y Pierre s^st appris à apprendre; et comme les arts se tiennent les uns aux autres psir quelque endroit y et tous p^r une méthode générale, cette étude approfondie de l'un d'eux l'entraînera à d'autres ; il y puisera de plus en plus le gci^t de la civilisation y le dégoàt de la barbarie moscovite , et sa grandeur à irenir va naître de son infortune.
Cependant, Sophie et ses strélitz regardent en riant ces jeux guerriers. D^nrs cette suite d'efibrts, toujours dans la même direction , el|e ne recjmnoit pas les essais d'un génie naissant. Dans ces ctn- €|uante enfans, formés en une compagnie dite
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d'agrément y elle n'aperçoit point le germe de ce^ corps réguliers, qui bientôt contribueront à la pré^ cipiter du trône , et à anéantir ses satellites.
Que lui importe un enfant de quinze ans, qui seul , grandit entre elle et le but , où touche déjà sa sanguinaire ambition. Mais Pierre ose déjà lui résister; sa force méprise la feinte; il se déclare ouvertement contre le complice de sa sœur ; à la grossesse coupable de la femme de son £rère , il oppose son propre mariage , et bientôt l'espoir d'un héritier plus légitime.
Sophie commence à s'étonner qu'un si jeune cœur ne se laisse ni gagner, ni intimider. Bientôt l'âge de Pierre ( 1689), il a dix-sept ans, son génie qui devance son âge, la pressent; elle ose enfin revêtir les insignes du souverain pouvoir; Pierre s'indigne, et l'éclat de sa colère est le signal de sa perte. Déjà la victime, l'heure, le lieu, tout est marqué, et six cents strélitz marchent avec la précipitation du crime, dans l'ombre de la nuit.
Mais ce n'est point dans une cour despotique , séjour favori de l'intrigue , et dans un gouvernement où le pouvoir , absolu jusqu'à la théocratie , était concentré dans une seule Êimille , que la double puissance de la légitimité et du génie pouvait' manquer de partisans : c'est ce qu'on voit à l'anéantissement de cette fière princeisse, quand elle apprend que Pierre , averti à temps , s'est réfugié