‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 185 sur 359 · CHAPITRE IL 33i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL 33i

Il met donc un impôt sur les robes asiaticpies comme sur les barbes, et oppose ainsi, à Tinflexibilité de l'âge, son avarice,

* Il n'en excepte que les paysans et les prêtres; ceux-ci, parce que leur costume était un article de foi; les paysans, parce qu'il importait peu, et pour que le désir de se distinguer de cette dernière classe filit, pour les marchands et les nobles , un motif d'obéissance de plus.

D'ailleurs, la brutale superstition dçs Russes ajoutait une nécessité de plus à ce changement d'usages. Us avaient horreur des étrangers comme d'hérétiques. Ûans plusieurs occasions, ceux qu'Alexis avait appelés pour les instruire, dénoncés par leurs vêtemens européens, avaient failli être mis en pièces dans Moscou même. On avait été obligé de leur assigner, comme chez les Turcs, un quartier à part, d'où ils n'osaient guère sortir, à moins de s'être cachés sous une robe russe. Encore risquaient-ils leurs jours sous ce déguisement , les prêtres russes le leur ayant interdit, comme une profanation sacrilège.

Quant aux anciens usages religieux et sociaux , entachés de barbarie, PieiTC leur fait violence par le ridicule. Il multiplie dans son palais les fêtes européennes; puis il s'invite à celles que ses sujets donnent à son imitation , et y laisse des présens qui . en compensent les frais.

Jusque-là , les femmes vivaient renfermées , et

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