CHAPITRE VI
Russes, repoussés et contenus en Russie, furent forcés de s'y établir.
Par une autre fortune de cet empire, jusque-là, à chaque avènement, il n'y ayait eu qu'un seul héritier au trône, et conséquemment point d'occasion de partage. L'État put donc prendre d'abord de l'ensemble; mais en 973, le voilà près de se dissoudre par la guerre civile, résultat de la divi-* sien que S^atoslaf en a faite entre ses trois enfans. Heureusement Vladimir, le plus habile des trois, se trouve avoir en apanage Novgorod et les braves Varègues j ils le font maître de tout l'empire , qu'il porte au comble de sa gloire gothique et rend chrétien.
Toutefois, la Russie était perdue sans retour par sa nouvelle dislocation entre les douze ^nfans de ce prince. Eh bien ! il arrive encore qu'Iaroslaf , le plus capable de tous, a Novgorod et les braves Varègues en partage; ils réunissent pour la seconde fois dans une seule main tout l'empire, dont cet laroslaf est le père et le législateur.
Mais ce prince divise encore l'État entre ses aifans ; et la Providence , lasse enfin de relever sans cesse ce malheureux empire, l'abandonne à son mauvais génie.