LIVRE IX. — CHAPITRE IL
vous salue y enfans les plus chéris de mon cœur! 6 vous, que f ai formés à la sueur de mpn front l enfans de la patrie, et qui lui êtes aussi mdispenr sables que Vante au corps quelle anime!
Puis il remercie le Dieu des années , qui sans doute est de son parti ; ce grand Dieu pour qui tout existe à la fois, et qui le voit triompher non loin de ces fimestes bords du Pruth , où bientôt ce Czar vainqueur reviendra tomber lui-même aux mains d'un Tatar et d'un Turc, par une même confiance dans une foi barbare, et par un mépris de son ennemi, pareil à celui dont il vient de profiter.
Faute passagère, mais féconde, comme toutes celles de guerre et de politique, qui reculera la grandeur méridionale de la Russie, et dont Pierrele-Grand ne se rachètera qu'à force d'or, et au prix de ses établissemens d'Âzoph, finit de tant de sueurs, de sang et de richesses.