‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 211 sur 359 · CHAPITRE IV. 38f · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 38f

k trcuHÙl de ses mains lui produit du cidre ^ du vin, ei de Vargent par-dessus. Faites-rrien sourçenir en Russie. Tessaierai d'exciter nos popes par cet exemple ^ et, en leur apprenant à cultiçer^ la terre, de les tirer de leur misère et de leur oisi^^ çeie. Puis, il inscrit ce souTcnir dans ses cahiers de notes pleines de bon sens , de isavoir et d'obser* Tations ingénieuses, sur tout ce qu'il juge convenable de tenter pour le mieux être de ses peuplés.

Gejpendant, son fik, l'héritier de son trône, a profité de son absence pour se révolter contre cette civilisation en la fuyant, comme jadis les strélite en l'attaquant; et le sang tachera la fin du second voyage du czar, plus encore qu'il n'a souillé son premier retour. Les prêtres sont la première eause de cette révolte, dont une main de fer pourra seule extirper le germe. Alors s'expliquera, aux yeux des Russes et à l'étonnement des Français, le silence rude et farouche de ce prince, devant le lit de la veuve intolérante et superstitieuse de Louis XIV, et son transport sauvage sur le tombeau de Richelieu, lorsqu'il s'écrie .: Grand homme ! je f eusse donné la moitié de mes États pour ap^ prendre à gouverner Vautre ! comme si , par cette singulière exclamation, il eût demandé à ce génie de l'ordre, par le despotisme, de joindre sa sanglante et machiavélique inflexibilité à la sienne , pour le terrible coup qu'il méditait.

Mais détournons nos regards de ce fatal épisode.

3Bà tïVRE IX.

et y dan» rimmeiise et rude carrière qu'a parcourue ee fondateur, suivons d'abord jusqu'au bout h trace de ses pas guerriers. IMjà^ la durée de sa lutte contre la Suède a passé dix-huit années» Elle doit y pendant trois ans encore , easanglanter h mei* Baltique. Les négociations de Goêrtz avai^t ralenti les hostilités sans les suspendre. A la iik»1: de Charles XII, en 1718, ce feu mourant se ranime ; il jette une dernière et TÎve lueur^ où toute la grandeur du génie de Pierre éclate aicore. Charles XII tué , Pierre est re^ seul l'objet de Tinquiète jalousie des puissances du Nord ; dles se réunissent à la Suède ^ qu'elles jugent suffisammait afiaiblie^ pour aiiaiblir le Czar à spn tour. Ainsi , comme il arrive quelquefois dans oss grands dé* bats y cette lutte sanglante terminée^ la victoire serait restée aux témoins.

Mais lui y dans tous ses triomphes, n'a vu que leu^ résultat; pour le conserver, il ne craindra pas de rompre aveo l' Autriche, la Pologne, le Danemarck, et même avec l'Angleterre, dont la politiqtM^ envieuse commence à le redouter. Déjà , l'égal de touÀ ses maîtres , on le vent refiiser leur perfide mé* diation, répondre à leurs démarches hostiles par des représailles; et quand le successeur de Charles XU, qu'ils soutiennent, lui conteste encore ce port sur la Baltique, seul prix de di£«-neuf ans d'dSbrts, il les redouble. C'est au travers de leurs menaces 1 en présence de leurs flottes réunies , qu'invariable

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