CHAPITRE IV. â
H tifteoftâon. » Pms ^ aVec cette assurance de eonten»poraài éclairé qui île craint poiût d^étre démaati par la rcBommée ^ elle ajoute : n Prince^ du reste, K tris Tra, et dent la parole et les traités sont in- « TÎolabies ; sadianA eslÎDier se» enn^nis , montrant « me Téaération sing^ilière pour Charles XII, pom^ (( Loms Xiy , et un grand attachement pour sa (c Catherine, quoiqu'il lui soit infidèle* )j
l&ifin , tout dans un si gramd homme lui parais*sant ^éfpe d'attention, cette cour a encore obserré, c( que peu galant avec les femmes, son extérieur c( est peu pc^, mais que son intérieur l'est infim- (( mené; qu'il est singulièrem^it afiable en son par^ H ticulier, et très haut .en public; qu'il connaît la «•Fnuice et ses sujets principaux, comme s'il y <f a'vait été élevé j qu^ayare pour toutes les choses tr inutile^, 3 amte les arts, hait le luxe, et s'écrie : « Qu il pleure sur la France et sur son peiii Roi, «f qu'U i)oii près de perdre son royaume par le Ki luare et les superfiuités. »
D'autres, en quelques oci^asions, réitèrent long-, temps étonnés de ses etch& dans tous les genres de chébaudie , quoiqu'il ait pris quelque sein de les ooeher» Peu accoutumés aux habitudes des hommeSt du Nord , ses repas , même journaliers , leur ont paru des excès. Mais en même temps, ils remar^ quent Fd[>ligeance de son aceueil, l'à-propos de ^es questions, ses paroles flatteuses au maréchal de Yillars, ses attentions marquées pour beaucoup
38o LIVRE IX.
d'officiers dont il connaît toutes les actions mémo* râbles. Us disent combien fut noble , fiianche et affectueuse, la simplicité de ses manières ayec le jeune roi de France ; sa reconnaissance pour l'urbanité française 9 qui partout où il se montre multiplie ses portraits et ceux de Catherine , comme par enchantement. Ils admirent comme son regard expérimenté et sa main habile y sarent choisir le$ objets dignes de son attention , et les maîtres qu'il engage encore à venir insitruire ses peuples; sa préférence pour les arts et les sciences utiles , qu'il revient examiner, à plusieurs reprises, chez les artistes et les fabricans dont il a discerné le mérite. (( Enfin , ajoutent-ils, ses qqiestions aux savans et à w ces artistes donnent partout des preuves de ses « lumières , et font admirer la sagacité d'un esprit « étendu , aussi prompt à s'instruire qu'avide d'ap* « prendre. » '
C'est ainsi que, dans sa coturse rapide au travers de la France , on Ta vu s'arrêter , descendre de voiture, et s'écarter dans les champs pour s'entretenir avec de simples laboureurs. Non content de se faire expliquer l'emploi de leurs instrumens aratoires, lui-même en prend le dessin; si les vêtemens de l'un d'ejix frappent ses regards, il s'arrête encore, le joint, l'interroge, et se retournant vers les siens : VoyeT^-vous y a-t-il dit, ce bon curé,
' F. Fonteaelle, Lou ville, Duclos, ett.