CHAPITRE V. S
qaeur qui lui a rendu la Baltique , et l'empire dissous par la discorde , abattu par les Tatars, recommence en lui.
En iSaS^ une nouveUe conquête de eette Newa sur d'autres Suédois , et la fondation de Scklusselbourg par loury, attache Novgorod à ce premier Grand-prince de Moscou; et c'est deœtte réunion de Novgorod à Moscou que date le principe de la concentration du pouvoir dans cette branche des Rurick^ celui de l'affranchissement de la Russie , et le grand et second éclat de gloire qu'elle a jeté sous sa première dynastie:
Enfin ^ en lyoS, c'est encore la conquête dé&tnr tive de ce même fleuve sur cette même Suède, et la transformation de ses marais, berceau de l'empire, en capitale de guerre et de commerce, qui assurent à b Russie sa civilisation, et à Pierre-k- Grand sa renommée.
Et cependant tout lui aura été obstacle, mais il aura tout surmonté. A4*il voulu attirer sur la Baltique le commerce du centre de la Russie qui va se perdre vers Archangel ? On est resté sourd à ses conseils. A Pétersbourg cependant, les marchands russes jouiront de plusieurs privilèges : un climat phis doux , y permettra deux chargemens annuds ,. tandis qu'à Archangel les glaces n'en tolèrent qu'tm ^ seul; ce sera enfin une mer plus douce, un meilleur port, de moiqdx!es droits, une hwa moindre
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dUtanoe^ une affliience d'acquéFeurs étrangers Inea plus considérable; mais rien ne touehe sesopinîàtres sujets, et peut-être iraient-ils encore se morfondre sur la mer Blanche^ si Pierre, en 172!*, n'eût interdit ce port aux marchands des autres pro*- Tinces de l'empire. U les tyremnisaît pour leurs intérêts, comme des enfms aTeugles et rebdles Il qui Ton fait du bien malgré eux, et avec qui, en attendant l'âge de raison^ il feut bien em|4oyer la rigueur.
Désormais, comment la révolte ou la désobéis-^ sance , comment même Fignor^nce et la paresse hii édLappa:*aien1>elle$ ? Non ctmtenf de s'être fiiit de tous les états , c'est de sa prc^pre main qu'il entraîne après lui y dans ces v(Hes nciA^vellea^ ses sujets qu'il force à le secondei^. Qs ne répéteront plus que Jiieu eH bien haut et le tzar bien loin : plus prompt encore que tous ces grands hommes, toujours si femenx par leur célérité, il semble aux sujets de Pierre que leur tzar est partout à la fois.
Dans l'instai^ où ib croient enchaîné dana Mos^ cou, par ses travaux, ce législateur, ce réform»-teur de mœurs , ce fondateur de mdisons de travail pour la mendicité, d'établisseimcnd d'instruction puïylique, d'écoles d'artillerie, de gjénie, de ma- ^thématiques, enfin, de manu&Bctoares de toute es** pice , depuis l'épingle jusqu'au canon ; ils le voient paral^e soudainement à cent qiu*m^ngts lieues