CHAPITRE III. 4a
« Qu'il sache, surtout , que si , comme il Ta dit K pour excuser sa parelse, jdusieurs jlrinces, sans « être guerriers , fiireiit heureux en guerre y c est (( que, sans la faire, ils la surent : ûomme Louiâ XIV, « dont les campagnes forent Técole du monde , (( quoique souvent il ait, loin d'elles, et pendant « leur cours, fondé tous ces établissemens de^oom-*- « merce, d'art, d'industrie, par lesquels son règne « efface la gloire de tous les autres.
« Enfin, ajoute-t-il *, je suis homme et mortel, w A qui laisserai-je le soin de conserver et de finir « ce que j'ai commencé? Rappelez-vous votre opi- « niâtreté et votre dépravation. Combien de fois (cje vous ai fait des exhortations, combien de « fois je vous ai puni, et combien il s'e^t écoulé (c d'années depuis que j'ai dédaigné de vous rien « dire ! Tout cela a été sans succès. Il sesible que « vous n'ayez de plaisir qu'à rester dans vos appar- « temens, plongé dans l'oisiveté, étendu sur les « coussins les plus mous; ce qui peut seul vous « plaire, est ce qui devrait vous faire rougir !
i< Il est temps de vous marquer, enfin, ma der- « nière résolution. Je veux bien encore attendre « quelque temps, pour voir si vous vous corrige- (( rez; sinon, je vous exclurai de ma succession , u comme on retranche un membre gangrené.
« Parce que je n'ai pas d'autre fils , n'allez pas
' Manifeste, d'après Levesque.
iP>6 LITRE X. — CHAPITRE III.
w VOUS imaginer que je ne tous écris que pour vous « eflfrayer. Si je n'épargne pas ma propre Tie pour « le bien de la patrie et pour le bonheur de mes « sujets 9 pourquoi épargnerais-je la vôtre ?....
« Je confierais plutôt l'empire à un étranger qui « en serait digne y qu'à mOn fils qui ne le mériterait « pas ! »